On a lu, on a vu

Soutenons, aidons, luttons, agissons
pour les migrants et les pays en difficulté

On a lu, on a vu

Un texte de Pascal Brice, ancien directeur de l’OFPRA.

12 janvier 2021 -

Pascal Brice, quand il était directeur de l’OFPRA, a été à nos côtés pour tenter de construite un accueil digne des étrangers en France.

Il continue le même combat, ici dans un texte paru dans la revue "Esprit". :

https://esprit.presse.fr/article/pascal-brice/pour-un-accueil-conforme-aux-exigences-de-la-republique-43152

La newsletter de décembre est parue.

8 janvier 2021 -
PDF - 2.4 Mo

Afghanistan aujourd’hui.

8 janvier 2021 -

Une lettre de Françoise Hostalier, du 27 décembre 2020.

Chère Amie, cher Ami,

Dans ce contexte si compliqué déjà pour nous, je vous adresse tous mes vœux pour cette année 2021. Vœux de santé !! C’est l’essentiel.

Faisons aussi des vœux de paix dans le monde pour permettre à chacun de vivre heureux près des siens dans son pays. Mais le monde va si mal…

Aujourd’hui ont lieu les élections présidentielles et législatives en Centrafrique où les bandes armées ont repris le contrôle des ¾ du pays… que va-t-il en sortir ?

Il y a quelques jours le principal opposant au pouvoir en place au Mali est mort du covid. Soumaïla Cissé avait été pris en otage par les terroristes, libéré contre la libération de 200 djihadistes… il avait été transporté en urgence à Paris pour être soigné, mais trop tard sans doute. Ainsi, la junte militaire a de beaux jours devant elle maintenant…

En Libye, en Irak, au Moyen-Orient… rien n’est réglé et ces pays peuvent à nouveau devenir des foyers de terrorisme.

Mais le pire à venir sera l’Afghanistan avec un simulacre odieux d’accords de paix qui va tout simplement livrer le pays aux Taliban et à Daech.

Je crains que pour toutes ces raisons, sans parler des dégâts économiques dus à l’épidémie, 2021 ne soit pire que 2020.

Tentons de préserver l’essentiel, les liens familiaux, la fraternité et l’amitié… et soyons prêts à aider ceux qui risquent bien plus que nous.

Bien à vous,

Françoise HOSTALIER

Présidente du Club France-Afghanistan

Et un article de "La Croix" du 28 décembre 2020 :
Un jeune Afghan à Paris...

Un peu d’humour fait du bien.

8 janvier 2021 -

Sur les expulsions policières en plein confinement.

Roman Freyssinet :
https://youtu.be/7QxzA24brIY

En Méditerranée...

8 janvier 2021 -

L’Ocean Viking est enfin libre... (SOS Méditerranée)

... de poursuivre sa mission de recherche et de sauvetage en Méditerranée centrale après cinq mois de détention en Italie.

Le 21 décembre, après une nouvelle inspection des garde-côtes italiens, les autorités italiennes ont jugé que l’Ocean Viking était conforme à leur interprétation des règles de sécurité maritime. La détention du navire a donc été levée. Après des mois de discussions avec les parties concernées et des aménagements longs et coûteux, nous sommes soulagés de pouvoir reprendre nos opérations de sauvetage dès le début de l’année prochaine.

Cette bonne nouvelle est le résultat du travail acharné de nos équipes, et le fruit d’un soutien constant de milliers de citoyens européens qui, comme vous, ont décidé d’agir et de ne pas renoncer au principe d’humanité en mer comme à terre !

C’est la fin d’une longue, coûteuse et difficile bataille mais aussi un espoir pour les autres navires humanitaires toujours bloqués, à qui nous apportons notre soutien entier. Nous espérons qu’ils pourront rapidement nous rejoindre en mer afin de combler le vide mortel laissé par les Etats européens en Méditerranée centrale.

L’Ocean Viking va se rendre à Marseille pour se réapprovisionner et embarquer nos équipes. Ces dernières seront soumises à une quarantaine de 10 jours et à plusieurs tests COVID-19 avant le départ.

En ce début d’hiver, notre présence en mer est essentielle et vos dons indispensables pour continuer notre mission. Ensemble, nous avons le pouvoir de sauver des vies !

Avaaz : la mort d ’un bébé...

Johanna voulait juste offrir à son bébé une vie digne d’être vécue.
Alors fuyant la violence, la pauvreté et la faim, elle a tout misé sur un fragile canot pneumatique — avec l’espoir qu’il les mènerait à une vie plus sûre en Europe. Mais cela s’est terminé en tragédie.
Le bateau s’est dégonflé et Joseph, 7 mois, est mort.
Plus de 900 personnes se sont noyées en Méditerranée cette année — cela aurait pu être des MILLIERS sans les missions de sauvetage humanitaire. Et c’est bien le problème : certains pays européens n’hésitent désormais plus à empêcher tous ces bateaux de sauvetage civil de quitter les ports.
Tous, sauf un.
Sur toute la Méditerranée, il n’y a plus qu’un seul bateau de sauvetage civil présentement en activité : l’Open Arms ("Bras Ouverts"). Leur engagement est incroyable, malgré la violence des garde-côtes, la mer déchaînée et les drames quotidiens. Ils ont sauvé plus de 60 000 personnes en mer — et ont désespérément besoin de financements. Nous pouvons les aider.
Pour beaucoup d’entre nous, la période est difficile. Mais nous pouvons être une bouée de sauvetage pour ces personnes parmi les plus vulnérables au monde qui risquent la noyade en pleine mer.
Si nous sommes assez nombreux à contribuer, nous pourrons aider à financer les sorties de ce navire de sauvetage pendant les semaines glaciales de l’hiver. Nous pourrons également aider à résoudre les acharnements bureaucratiques qui clouent d’autres missions au port et renforcer nos combats pour les droits humains partout dans le monde.

Ce ne sont pas juste des migrants, des immigrés ou des réfugiés. Ce sont des êtres humains : des gens ordinaires confrontés à des circonstances terrifiantes, essayant simplement de vivre et de protéger leur famille. Nous ne pouvons pas détourner le regard.
Pourtant, c’est exactement ce que fait l’Union européenne : elle finance de redoutables centres de détention, des drones de surveillance et des patrouilles violentes afin de maintenir de force les gens dans des pays tels que la Libye, loin de nos côtes. Les civils ne devraient pas avoir à mener des missions de sauvetage — mais les équipages d’Open Arms et d’autres organisations doivent intervenir, sauvant ainsi des milliers de personnes qui auraient été sinon abandonnées à la noyade.

Mais il y a aussi de bonnes nouvelles :
un bébé sauvé des eaux (SOS Méditerranée)

Je m’appelle Alessandro, je suis membre de l’équipe des marins-sauveteurs de SOS MEDITERRANEE. À l’heure où je vous écris, l’Ocean Viking est en escale à Marseille où nos équipes s’apprêtent à entamer une quarantaine de 10 jours conformément aux procédures sanitaires en vigueur. Alors que nous sommes impatients de reprendre nos opérations, je souhaitais partager avec vous un souvenir de ma toute première mission sur l’Aquarius, le premier navire de l’association.

Comme tout nouvel arrivant, j’ai été mis au travail sur le pont du navire où je devais hisser les personnes secourues en mer par mes collègues. Je ne savais pas à quoi m’attendre, mais je me souviens clairement de l’adrénaline et de la sueur. Un après-midi, nous repérons une embarcation à quelques kilomètres de distance. Nous mettons le cap dans sa direction, amarrons nos canots de sauvetage ; mes collègues en mer disparaissent de ma vue mais j’entends leurs voix à la radio. Il s’agit d’une embarcation pneumatique surpeuplée, avec plus de cent personnes entassées, sans gilet de sauvetage. Il y a des femmes et des enfants, leurs pleurs résonnent dans nos oreilles.

Ensuite, tout bascule. « Il y a une femme enceinte avec un nouveau-né. Le bébé vient de naître. Non, attendez, le bébé est toujours attaché à sa mère ! ». Je pense avoir mal compris. Nous avons tous la chair de poule, incrédules. Après quelques minutes interminables, notre canot de sauvetage revient vers le navire avec des rescapés. Je sens la vibration légère des coques qui se frôlent.

Et je les vois.

La mère est une femme d’environ 20 ans, qui a donné naissance au milieu de la mer, au milieu de tous ces gens, et pourtant complètement seule. Elle est debout, avec son enfant dans les mains et le cordon ombilical qui les relie toujours. Sur le pont de l’Aquarius, un marin-sauveteur attrape le nouveau-né et la mère escalade les barreaux de notre échelle. Je prends son poignet pour l’aider, mais ça ne sert à rien, elle est forte, elle est en fait la personne la plus forte que j’aie jamais rencontrée.

Aujourd’hui, Constance et son fils Christ sont en sécurité. Leur histoire est un petit miracle au cœur d’un drame annoncé.

Demain, d’autres personnes tenteront la traversée et nous serons là pour répondre à leurs appels de détresse. Ensemble, nous pouvons agir. Aidez-nous à leur tendre la main !

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