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Archives du mois de 10 2010

Un migrant blessé par un coup de couteau, hier matin, à Téteghem

31 octobre 2010 - La Voix du Nord - Alexis Constant

Hier, vers 10 h 45, les sapeurs-pompiers de Rosendaël et le SMUR sont intervenus pour porter secours à un étranger ...

en situation irrégulière, victime d’une agression.

Lorsqu’ils sont arrivés sur les lieux indiqués, aux abords du lac de Téteghem, le long de la rue du 32 e RI, ils ont trouvé un homme gisant à terre, qui avait été poignardé dans le dos. Les médecins du SMUR ont rapidement constaté qu’un poumon était perforé et que la victime perdait beaucoup de sang.

Un blessé par balle, il y a un mois

L’étranger en situation irrégulière a été transporté au centre hospitalier de Dunkerque dans un état grave.

Aussitôt après les faits, les clandestins du campement sauvage de Téteghem se sont éparpillés un peu partout dans la nature, autour du lac, dans les bois et le long des routes.

L’enquête sur cette agression, qui ressemble à un règlement de comptes sur fond de passeurs et de candidats au passage, devrait être confiée aux services de la PAF de Saint-Pol-sur-Mer (police aux frontières).

_Il y a environ un mois, dans le même secteur, un étranger en situation irrégulière avait reçu une balle dans la jambe. Là encore, il s’agissait d’une rixe sur fonds d’affaires de passeurs. •

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Un migrant soudanais tué en Egypte

30 octobre 2010 - Le Figaro - AFP

La police égyptienne a tué aujourd’hui un migrant soudanais qui tentait de se rendre en Israël, a annoncé un responsable des services de sécurité.

L’homme de 28 ans, dont l’identité n’a pas été communiquée, a été tué lors d’un échange de tirs entre une patrouille des gardes-frontières égyptiens et des passeurs qui convoyaient plusieurs migrants, souhaitant pénétrer en Israël. Deux Soudanais ont été arrêtés et deux autres ont pris la fuite avec les passeurs, selon la même source.

Plus de 30 migrants ont été tués depuis le début de l’année à la frontière entre l’Egypte et Israël, dont une majorité abattus par la police égyptienne.

Les autorités égyptiennes sont régulièrement critiquées par des associations de défense des droits de l’Homme, qui les accusent notamment d’ouvrir le feu trop facilement sur ces migrants.

L’Egypte se défend en soulignant que sa frontière longue de 250 kilomètres avec Israël est particulièrement sensible et est devenue une zone de transit importante pour les migrants, les demandeurs d’asile ou les trafiquants de drogue .

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Défendre l’accès aux soins des étrangers précaires

29 octobre 2010 - Le Monde - Marie-Pierre Allié, Olivier Bernard, François Bourdillon, Didier Fassin et Bruno Spire

Après la suppression du droit au séjour pour les étrangers malades, adoptée en première lecture le 12 octobre par l’Assemblée nationale dans le cadre de la loi Besson, un second projet vient menacer l’accès aux soins des étrangers les plus démunis dans le cadre cette fois de la loi de finances. Les restrictions prévues pour l’Aide médicale d’Etat (AME) sont dangereuses pour la santé publique, financièrement contre-productives et contraires aux valeurs éthiques et déontologiques qui fondent nos actions de solidarité et de soins.

C’est il y a plus d’un siècle, en 1893, qu’a été mis en place un système de protection de la santé des personnes en situation de grande précarité. La plupart d’entre elles ont bénéficié en 1999 de l’inscription dans le dispositif de droit commun : la Couverture maladie universelle (CMU). L’AME reste depuis lors la protection maladie pour les seuls étrangers en situation irrégulière, démunis, et vivant sur notre territoire depuis au moins trois mois. L’accès à l’AME est soumis au même seuil financier que celui de la CMU-complémentaire (634 euros par mois), avec toutefois des prestations réduites.

L’instruction et la gestion de l’AME sont régulièrement vérifiées par les services de l’Etat : Inspection générale des affaires sociales, Inspection générale des finances et Groupe de lutte contre les fraudes du ministère des finances. Seules les Caisses primaires d’assurance maladie peuvent l’accorder, avec des procédures et contrôles stricts. Les rumeurs régulières de fraude à l’AME n’ont jamais été étayées par aucune enquête ou évaluation, contrairement aux difficultés d’accès qui constituent le quotidien des personnes concernées et des associations qui leur viennent en aide.

Pourtant, l’AME est en danger. Des amendements soumis à l’Assemblée nationale viennent remettre en question sa légitimité et son cadre d’application (restriction à des situations d’urgence médicale, exclusion de la médecine de ville, dépôt et instruction des dossiers en préfecture). Réinterrogeons-nous donc collectivement, à l’occasion de ce nouveau débat sur l’AME, sur notre conception du système de protection maladie.

Maintenir un accès continu à des soins cohérents et adaptés pour l’ensemble de la population vivant en France sous le seuil de pauvreté, soit 13 % de la population française, est un impératif de solidarité aussi bien que de santé publique. AME, CMU, CMU-complémentaire et aide à l’acquisition d’une complémentaire santé participent de cet objectif. Renforçons ces dispositifs et défendons l’idée d’un accès aux soins pour les plus pauvres et les plus malades, sans discrimination.

Il faut également conserver et améliorer un système de santé organisé autour de l’offre de soins de premier recours. Assurer des soins, particulièrement auprès d’une population socialement fragile, c’est assurer une coordination médicale, mais aussi sociale et éducative, dont l’absence peut s’avérer lourde de conséquences. Ainsi, ne pas permettre à une femme enceinte sans papiers de bénéficier d’un suivi de grossesse cohérent, c’est augmenter le risque de complications et d’accouchement prématuré, avec ses conséquences humaines et financières.

MAUVAIS SIGNAL

Au moment où la ministre de la santé veut faire de la réduction des inégalités sociales de santé une priorité de la prochaine loi de santé publique, vouloir réduire l’accès aux droits et aux soins pour les plus fragiles est un mauvais signal. En tant qu’acteurs impliqués au quotidien dans la prise en charge de ces personnes, nous ne pouvons souscrire aux restrictions annoncées concernant l’AME. Et ce, pour plusieurs raisons.

De santé publique, d’abord : l’AME est destinée à une population précaire, qui n’accède pas à des soins coordonnés, qui est mal prise en compte dans les stratégies de prévention et qui subit donc de plein fouet tout ce qui concourt à augmenter les inégalités de santé : les freins administratifs et financiers, l’inaccessibilité ou le refus de soins, le barrage de la langue, la mauvaise alimentation et le mal logement. Les populations migrantes et étrangères ont un risque sanitaire accru, particulièrement pendant les périodes de séjour irrégulier, comme le montre l’augmentation en 2009 des dépenses de l’AME consacrées aux maladies chroniques et infectieuses.

Pour des raisons économiques, ensuite. Que pèsent les 540 millions de l’AME par rapport aux 160 milliards de dépenses de l’assurance maladie ? D’ailleurs, la limitation de l’AME à des situations d’urgence et l’exclusion de la médecine de ville et des soins de premier recours ne feraient que renforcer le recours tardif au système hospitalier, plus coûteux.

Pour des raisons éthiques, enfin. Quelles sont les limites du champ de la solidarité du point de vue médical ? La déontologie médicale n’en admet aucune. Le droit à la santé ne peut être lié à la régularité du séjour.

La solution la plus cohérente au regard de cette triple exigence sanitaire, économique et éthique est donc simple : intégrer enfin l’AME dans la CMU pour l’ensemble des personnes, françaises et étrangères, à très bas revenus. Dans l’attente, l’AME reste un dispositif utile et symbolique dans notre système de protection maladie car il souligne à la fois le caractère fondamental de la solidarité dans notre conception de l’accès aux soins, mais aussi l’importance de disposer d’un premier recours efficace et d’en privilégier l’accès pour tous.

Ne nous trompons pas sur les enjeux. Les économies que font espérer les restrictions de l’AME, outre qu’elles ne visent que le très court terme, sont de peu de poids au regard des conséquences sanitaires, sociales et politiques pour notre pays. Au moment où la France s’apprête à prendre la présidence du G20 et alors que l’inquiétude grandit dans le monde quant à la manière dont notre Etat de droit traite les populations précaires, et notamment étrangères, la représentation nationale s’honorerait non seulement en ne restreignant pas la protection maladie pour les plus fragiles, mais en la rendant plus cohérente.

Marie-Pierre Allié, présidente de Médecins sans frontières ;

Olivier Bernard, président de Médecins du monde ;

François Bourdillon, président de la Société française de santé publique ;

Didier Fassin, président du Comede ;

Bruno Spire, président de Aides.

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La santé des étrangers menacée à l’Assemblée

29 octobre 2010 - Libération - Catherine Coroller

Immigration . Plusieurs députés veulent restreindre l’accès aux couvertures médicales gratuites.

Limiter l’accès des étrangers à la couverture maladie universelle (CMU) ou à l’aide médicale d’Etat (AME). C’est l’objectif que se sont fixé les députés du collectif de la Droite populaire. Le premier dispositif concerne les Français et étrangers en situation régulière, le second les étrangers en situation irrégulière. A condition de gagner moins de 634 euros par mois, ces deux catégories de personnes se voient garantir un accès gratuit à la couverture santé. Deux textes législatifs vont servir de véhicules à ces velléités droitistes.

Ressources. Le premier est le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, en cours d’examen à l’Assemblée nationale. Deux amendements visent à compliquer l’accès des étrangers à la CMU. Le premier prévoit que, pour y être affiliés, les intéressés doivent résider en France « de manière ininterrompue depuis plus d’un an », contre trois mois aujourd’hui. L’autre stipule que toute personne ayant « résidé » à l’étranger durant les douze derniers mois doit produire des justificatifs prouvant qu’elle n’a pas de ressources provenant de ce pays. « Qu’entend-on par "résider" ? Est-ce que ça vise une absence de quelques mois ? Avez-vous déjà demandé une telle attestation à une administration comme l’administration algérienne ? » s’insurgent les associations membres de l’Observatoire du droit à la santé des étrangers (ODSE).

L’autre texte est le projet de loi de finances pour 2011, débattu la semaine prochaine. Cette fois, l’AME est visée. Une première salve avait été tirée lors de l’examen du projet de loi sur l’immigration. Un amendement UMP visait à limiter la prise en charge aux « soins urgents dont l’absence mettrait en jeu le pronostic vital ou pourrait conduire à une altération grave et durable de l’état de santé de la personne ou d’un enfant à naître ». Eric Besson s’était dit prêt à en discuter, mais dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances. L’UMP Dominique Tian a présenté une disposition visant à limiter le « panier de soins » de l’AME aux urgences et à réduire la durée d’admission à ce dispositif à trois mois au lieu d’un an.

Mais cet amendement a été rejeté par la commission des affaires sociales de l’Assemblée. Reviendra-t-il au travers d’un amendement du gouvernement ? Réponse mardi, jour de l’examen de la « mission santé » du projet.

Rapport. Les associations s’inquiètent également de l’intention affichée par Roselyne Bachelot, mi-juin, de demander aux bénéficiaires de l’AME une « participation financière ». La ministre comptait « la proposer dans le prochain projet de loi de finances » pour 2011. Mercredi, elle a annoncé avoir demandé un rapport sur le sujet à l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) et promis qu’elle n’entreprendrait rien avant que ses conclusions ne soient rendues.

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Mexique : 23 migrants séquestrés libérés

28 octobre 2010 - Le Figaro - AFP

La police mexicaine a libéré un groupe d’au moins 23 immigrants clandestins venus du Honduras et séquestrés dans la région de Tabasco (sud-est), proche de la frontière avec le Guatemala, a annoncé hier le Parquet régional.

Deux de leurs ravisseurs, des Mexicains, ont été arrêtés, et un Mexicain figure aussi parmi les personnes libérées dans une intervention policière mardi à l’aube.

Les clandestins étaient enfermés depuis dimanche dans une maison de Villahermosa, la capitale de l’Etat de Tabasco, a indiqué la porte-parole du Parquet, Silvia Gil. Ils semblent avoir été enlevés dans la région voisine du Chiapas, elle aussi frontalière du Guatemala, a-t-elle ajouté.

Leurs ravisseurs leur avaient extorqué les contacts de leurs familles pour exiger des rançons, a-t-elle précisé. C’est un scénario classique de l’enlèvement au Mexique des clandestins centraméricains dans leur périple vers les Etats-Unis où ils espèrent trouver du travail et une vie meilleure.

Ils sont près d’un demi-million chaque année a tenter la traversée du Mexique, où ils sont la proie de gangsters ou de policiers véreux.

Ils ont été 10.000 a être ainsi enlevés sur une période de six mois en 2009, selon une étude de la Commission nationale mexicaine des droits de l’Homme, et 72 d’entre eux ont été massacrés fin août dernier près de la frontière américaine du Texas sur le Golfe du Mexique.

Un survivant a accusé le cartel des "Zetas", redoutable trafiquants de drogue et de clandestins tout au long de la côte mexicaine de l’Atlantique.

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Une barrière entre Israël et l’Egypte

27 octobre 2010 - Le Figaro - AFP

Israël a annoncé aujourd’hui que la construction d’une barrière le long de sa frontière avec l’Egypte commencerait le mois prochain. Une commission de sécurité a donné son feu vert pour les travaux, a précisé Tzvi Hauser, secrétaire du cabinet israélien.

La barrière est destinée à empêcher des militants islamistes, des trafiquants de drogue ou encore des migrants africains d’entrer en Israël depuis l’Egypte. Ces dernières années ont vu un afflux de migrants africains en Israël, dont beaucoup passent par cette frontière. L’Etat hébreu estime qu’au moins 1.000 personnes entrent sur son territoire illégalement chaque mois en provenance de l’Egypte.

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Qu’ils reposent en révolte, film de Sylvain George

27 octobre 2010 -

PROJECTION "QU’ILS REPOSENT EN REVOLTE (DES FIGURES DE GUERRES I)
de Sylvain George

FESTIVAL LES ECRANS DOCUMENTAIRES
Compétition section "films longs"
Samedi 30 Octobre 2010 à 21h00

L’Espace municipal Jean Vilar
1, rue Paul Signac
94110 ARCUEIL

"Composé de fragments qui se renvoient et se télescopent les uns avec les
autres, créant ainsi de multiples jeux de temporalité et de spatialité, ce film
montre sur une durée de trois ans (Juillet 2007- Janvier 2010), les conditions
de vie des personnes migrantes à Calais.
Par là-même, il montre comment les politiques engagées par les Etats policiers
modernes débordent le cadre de la loi, et font surgir des zones grises, des
interstices, des espaces d’indistinctions entre l’exception et la règle.
Les individus (et aux premiers chefs, comme énonciation des « vaincus », parias
ou plèbe contemporaine : les réfugiés, les déplacés, les immigrés, les
sans-papiers, mais aussi les chômeurs, les jeunes de banlieue… ), se voient
ainsi traités comme des criminels, sont dépouillés, "dénudés" des droits les
plus élémentaires qui font d’eux des sujets de droit, et réduits à l’état de
« corps purs », ou « vie nue »".

FESTIVAL LES ECRANS DOCUMENTAIRES
L’Espace municipal Jean Vilar
1, rue Paul Signac
94110 ARCUEIL

ACCÈS
Venir en voiture depuis la Porte d’Orléans (10mn) : Prendre l’Avenue Aristide
Briand (D920) et continuer toujours tout droit, vous traversez Montrouge et
Bagneux. Au niveau du n°100 de l’avenue Aristide Briand à Bagneux, tourner à
gauche dans l’Avenue Carnot (D57), continuer sur 400m et tourner à gauche juste
après la voie ferrée : vous êtes dans la rue du Docteur Gosselin. Pour vous
rendre à l’Espace Jean Vilar (à 500m) : continuer tout droit sur la rue du Dr
Gosselin puis sur la rue du 8 mai 1945 et tourner à droite dans la rue Paul
Signac.

Venir en RER B (zone 3) : descendre à la station Arcueil-Cachan (à 15 minutes du
centre de Paris) et prendre la sortie Rue du Docteur Gosselin L’Espace Jean
Vilar est à 5 minutes à pied, suivre le fléchage.

Venir en bus : n°187 (arrêt « Cachan RER ») et n°162 et 184 (arrêt « Cité
Jardins »)
Site

Immigration : Benoît XVI met un terme à un malentendu

26 octobre 2010 - Le Figaro - Jean-Marie Guénois

Pour le Pape, les États ont le droit de réglementer les flux migratoires et de défendre leurs frontières.

Benoît XVI a rappelé, mardi, la pensée de l’Église catholique sur la question de l’immigration. Si toute personne détient le « droit à immigrer » en vue « de meilleures conditions de vie », « les États ont le droit de réglementer les flux migratoires et de défendre leurs frontières en garantissant toujours le respect dû à la dignité de chaque personne humaine ». Il a ajouté : « Les immigrés ont le devoir de s’intégrer dans le pays d’accueil, en respectant ses lois et l’identité nationale. »

Cette mise au point, contenue dans son message annuel pour la Journée mondiale du migrant et du réfugié, intervient deux mois après la polémique sur l’interprétation de ses propos, le 22 août dernier. Une phrase - « accueillir les légitimes diversités humaines » - sortie de son contexte liturgique avait alors donné l’impression que le Pape critiquait la gestion française de la crise des Roms. Ce malentendu fut même à l’origine de l’audience accordée, le 8 octobre dernier, par Benoît XVI au président Sarkozy. En outre, ce message officiel de mardi contredit Mgr Agostino Marchetto, ancien secrétaire du conseil pontifical pour les migrants. En août dernier, ce prélat italien avait ouvertement critiqué la politique de la France. Il a dû présenter sa démission depuis. Bien sûr, devant « différentes formes de persécutions », écrit le Pape, il arrive « que la fuite devienne nécessaire ».

« Coexistence sereine et fructueuse »

Toute la question, pour l’Église, est alors de combattre « le manque de fraternité entre les hommes et entre les peuples » et « tout égoïsme nationaliste » car « il faut aider ceux qui sont contraints de quitter leur maison ou leur terre ». Comment ? En faisant notamment appliquer « les engagements précis de la communauté internationale » pour assurer le « respect de leurs droits » aux « réfugiés et migrants forcés » mais aussi « de justes préoccupations pour la sécurité et la cohésion sociale ». Signé fin septembre, ce message du Pape rappelle aussi que l’Église catholique promeut « l’accueil chrétien » et l’idéal « d’une seule famille de frères et de sœurs dans des sociétés qui deviennent toujours plus multiethniques et interculturelles, où les personnes de diverses religions aussi sont encouragées au dialogue afin que l’on puisse parvenir à une coexistence sereine et fructueuse dans le respect des différences légitimes ».

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Benoît XVI : les immigrés doivent « respecter les lois et l’identité nationale du pays d’accueil »

26 octobre 2010 - Libération

Le pape Benoît XVI a souligné mardi en présentant son message pour la Journée mondiale du migrant et du réfugié que ces derniers « ont le devoir de respecter les lois et l’identité nationale du pays d’accueil » même si la communauté internationale doit les protéger. La prochaine Journée mondiale du migrant et du réfugié sera célébrée le 16 janvier.

« Beaucoup de personnes doivent affronter l’expérience difficile de la migration, dans ses différentes expressions : intérieures ou internationales, permanentes ou saisonnières, économiques ou politiques, volontaires ou forcées. Dans divers cas, le départ de son propre pays est provoqué par différentes formes de persécutions, de sorte que la fuite devient nécessaire », a déclaré le pape.

« De plus, le phénomène même de la mondialisation, caractéristique de notre époque (...) comporte également "une humanité qui devient de plus en plus interconnectée", dépassant les frontières géographiques et culturelles », a poursuivi Benoît XVI.

« Tous, appartiennent donc à une unique famille, migrants et populations locales qui les accueillent, et tous ont le même droit de bénéficier des biens de la terre, dont la destination est universelle », a-t-il estimé.

15 millions de réfugiés dans le monde

Cependant, « dans le même temps, les Etats ont le droit de réglementer les flux migratoires et de défendre leurs frontières, en garantissant toujours le respect dû à la dignité de chaque personne humaine. En outre, les immigrés ont le devoir de s’intégrer dans le pays d’accueil, en respectant ses lois et l’identité nationale », a souligné le pape.

Il y a dans le monde plus de 15 millions de réfugiés, dont 10,4 millions sous la responsabilité du Haut commissariat de l’ONU (HCR), et environ 27 millions de personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays, a rappelé au cours de la conférence de presse de présentation du message le père Gabriele Bentoglio, membre du Conseil pontifical pour les migrants.

« Il faut considérer de façon spécifique la situation des réfugiés et des autres migrants forcés, qui représentent une part importante du phénomène migratoire. A l’égard de ces personnes, qui fuient les violences et les persécutions, la communauté internationale a pris des engagements précis », a rappelé Benoît XVI.

« Je voudrais adresser enfin une pensée particulière (...) aux étudiants étrangers et internationaux. Il s’agit d’une catégorie qui revêt elle aussi une importance sociale, dans la perspective de leur retour, en tant que futurs dirigeants, dans leurs pays d’origine », a-t-il dit.

« Ils constituent des "ponts culturels" et économiques entre ces pays et ceux d’accueil, et tout cela va précisément dans la direction de former "une seule famille humaine" », a estimé le pape. Il a rappelé que « le monde des migrants est vaste et diversifié, constitué d’expériences merveilleuses et prometteuses, ainsi que, malheureusement, de nombreuses autres, dramatiques et indignes de l’homme et de sociétés qui se qualifient de civiles ».

(Source AFP)

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Frontières : Athènes appelle l’UE à l’aide

24 octobre 2010 - Le Figaro - AFP

La Grèce a demandé à l’Union européenne de déployer des patrouilles de surveillance à la frontière gréco-turque, où un afflux sans précédent de migrants clandestins a été enregistré ces derniers mois, a indiqué aujourd’hui le ministre de la Protection du citoyen Christos Papoutsis.

"Un afflux massif de ressortissants de pays tiers tentant de pénétrer illégalement dans le pays avec l’objectif de gagner d’autres pays de l’UE est recensé quotidiennement à la frontière terrestre de la Grèce avec la Turquie", a indiqué le cabinet de Christos Papoutsis, qui est responsable de la police.

Le gouvernement grec souhaite que l’UE déploie immédiatement "ses équipes frontalières d’intervention rapide" avec le soutien de l’Agence européenne de surveillance des frontières extérieures (Frontex), dont les patrouilles maritimes ont contribué à diminuer l’afflux de clandestins par la mer.

En 2008, 50% des migrants illégaux arrêtés sur le territoire de l’UE l’ont été en Grèce, mais au cours des huit premiers mois de l’année 2010, ils étaient 90%, selon l’ONU.
Selon Frontex, plus des trois quarts des 40.977 personnes interceptées aux frontières de l’UE au cours du premier semestre 2010 entraient en Grèce, principalement en provenance de Turquie.

Des règlements plus stricts ont incité de nombreux clandestins qui cherchaient à gagner l’Italie, l’Espagne ou Malte, à se reporter sur la Grèce.

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Tunisie : 17 migrants interpellés

21 octobre 2010 - Le Figaro - AFP

Dix-sept jeunes Tunisiens ont été interpellés alors qu’ils s’apprêtaient à rallier illégalement l’Italie depuis le littoral sud de la Tunisie, a rapporté aujourd’hui la radio privée tunisienne Shems FM.

Un passeur a été également arrêté avec les 17 migrants clandestins, qui ont été interceptés lors d’un contrôle de gendarmerie du camion à bord duquel ils se rendaient sur la côte de Boughrara, près de Médenine (480 km au sud de Tunis), a indiqué en outre le journal arabophone Assarih.

La police a aussi saisi chez le passeur l’équivalent de 26.000 euros comprenant les montants payés par les jeunes migrants en contrepartie du voyage clandestin, selon le journal privé.

Le littoral méditerranéen des pays du Maghreb sert de point de départ aux migrants cherchant à gagner illégalement l’Europe, souvent via Malte ou les îles du sud de l’Italie. Aucun décompte officiel n’a été publié ces dernières années à Tunis sur ce phénomène, seule la presse privée fait état de tentatives d’émigration illégale déjouées, ou de découvertes de corps de clandestins noyés.

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Migrants : le HCR épingle la Grèce

20 octobre 2010 - Le Figaro avec Reuters

La Grèce doit rapidement envoyer des médecins, des interprètes et des travailleurs sociaux dans ses centres de rétention surchargés à sa frontière avec la Turquie, a estimé aujourd’hui le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

"Des hommes, des femmes, des enfants sont entassés dans peu d’espace, dans des conditions d’hygiène sinistres", a déploré le HCR.

Le HCR dénonce l’absence totale de "services essentiels tels que la fourniture d’informations aux personnes en détention, la traduction dans une langue avec laquelle ils puissent communiquer et les conseils juridiques sur la procédure d’asile".

Près de neuf immigrés clandestins sur dix passent désormais par la Grèce pour entrer dans l’Union européenne et les arrivées par voie terrestre, principalement par la Turquie, ont augmenté de plus d’un tiers cette année.

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Le mythe de l’étranger profiteur est de retour

20 octobre 2010 - Libération - Véronique Parel et Pierre Micheletti

Dans le contexte politique actuel, défendre l’accès aux soins des étrangers peut paraître incongru. Certains migrants sont éligibles à un dispositif de couverture sociale appelée aide médicale d’Etat (AME). Or les conditions d’accès à ce dispositif sont aujourd’hui remises en cause : il est envisagé de mettre en place un droit d’entrée de 30 euros. Ce projet du gouvernement met une fois de plus en scène la figure de l’étranger « profiteur ». Le raisonnement tenu par les pouvoirs publics est pourtant économiquement symbolique, politiquement fallacieux et aberrant en matière de santé publique.

L’analyse plus précise des données sanitaires et financières apporte un éclairage sur la mécanique qui aboutit, une fois encore, à stigmatiser les étrangers et leur « comportement ». La fraude, qui est évoquée dans les mesures en préparation, apparaît manifestement peu déterminante dans l’explication du coût croissant du dispositif. Selon l’Igas et les rapports annuels de Médecins du Monde, les soins sont non seulement effectivement dispensés à des personnes répondant aux critères d’éligibilité de l’AME, mais la moitié des personnes éligibles n’engagent pas les démarches nécessaires.

Par ailleurs, le risque de créer un motif supplémentaire d’immigration n’est actuellement pas un scénario crédible pour l’AME. L’observation de la nature des pathologies traitées dans ce cadre en témoigne. Les grossesses à risques représentent une des causes d’intervention les plus fréquentes et ne peuvent être interprétées que comme la conséquence de conditions de vie précaires et instables. L’augmentation du coût de l’AME ces dernières années, s’explique en revanche par une augmentation du nombre de pathologies lourdes qui sont essentiellement dues à une prise en charge trop tardive de ces patients : 73,3% du total des dépenses d’AME est en effet concentré sur 10% de personnes gravement malades (source Igas). On constate ainsi que c’est bien le système de santé lui-même qui, en écartant des soins courants un certain nombre d’étrangers, contribue à renforcer un financement rendu ainsi chroniquement déficitaire - et non pas le comportement incivique des personnes qui devraient relever de ce dispositif. Mais la tentation d’utiliser politiquement cette équation tronquée est tentante, CQFD.

Il convient par conséquent d’ouvrir davantage la médecine de ville aux étrangers en situation irrégulière et non pas l’entraver davantage. Rappelons pour finir que les instances internationales des Nations unies plaident aujourd’hui pour un retour à la gratuité des soins à l’égard des populations les plus déshéritées de la planète, dans le cadre des objectifs du millénaire, stratégie soutenue avec ferveur par les représentants de la France, pour les pays étrangers…

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Athènes demande de l’aide à l’UE pour faire face à une crise migratoire

19 octobre 2010 - Le Monde avec AFP

Des milliers d’immigrants sont abandonnés à leur sort en Grèce après avoir franchi illégalement la frontière avec la Turquie, forçant le pays aux avant-postes de l’Europe à réclamer l’aide de l’Union européenne pour faire face à cette crise migratoire. La Grèce "ne peut plus faire face (...) nous appelons l’UE à assumer ses responsabilités vis-à-vis de notre pays", a récemment lancé le ministre chargé de l’immigration, Christos Papoutsis, en visite dans la région du fleuve frontalier Evros, au nord-est du pays.

Depuis début 2010, la police a intercepté 34 000 personnes dans cette zone, contre 9 000 en 2009. Au moins 44 migrants se sont noyés dans l’Evros depuis janvier, a chiffré le Haut commissariat aux réfugiés de l’ONU, qualifiant la situation de "crise humanitaire". Globalement, plus du trois-quart des 40 977 personnes interceptées pour entrée illégale dans l’Union européenne au premier semestre sont passées par la Grèce, selon l’Agence européenne de surveillance des frontières Frontex.

UN NOUVEL ITINÉRAIRE D’IMMIGRATION

Des Maghrébins et Africains de l’Ouest figurent désormais aux côtés des Afghans, Pakistanais ou Somaliens, attestant que cet itinéraire attire aussi ceux pour qui les frontières espagnoles et italiennes se sont fermées. Deuxième bénéficiaire des fonds communautaires en la matière, avec plus de 300 millions d’euros alloués jusqu’en 2013 et 7 millions d’aides d’urgence en 2008 et 2009, Athènes s’est vu promettre début octobre par la Commission un crédit supplémentaire de 200 millions. Mais échaudée par l’échec du pays à mettre cette aide à profit pour offrir au moins toilettes, literies, et soins dans les centres de rétention, Bruxelles réclame en échange une réelle prise en charge des migrants, promise depuis un an par le gouvernement socialiste. Comme le réclame Athènes, la Commission négocie aussi un accord de réadmission avec la Turquie, mais les discussions butent sur les différends gréco-turcs de délimitation des souverainetés dans la mer Egée.

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Mortelles migrations

16 octobre 2010 - Libération - Catherine Wihtol De Wenden

« Depuis le milieu des années 70, l’Europe s’est lancée dans une politique de restriction de l’immigration qui a produit un grand nombre de clandestins et ne correspond ni au profil ou aux motivations de ces immigrés, ni aux besoins des pays d’accueil européens. Un décalage s’est fait jour entre les politiques migratoires et la réalité des flux.

« Beaucoup de migrants aspirent à circuler sans nécessairement souhaiter se sédentariser définitivement. C’est la conséquence d’une plus grande mobilité des facteurs de production, comme le capital et la main-d’œuvre. Plus les frontières sont ouvertes moins ils s’installent car ils peuvent aller et venir.

« Les chiffres de cette carte de 2006 sont encore actuels (l’estimation est de 14 000 morts de 1998 à 2008 en Méditerranée), mais il faut savoir qu’on ne connaît que le tiers des morts par noyade, car beaucoup ne sont pas retrouvés.

« Les endroits les plus meurtriers sont les portes d’entrée de l’Europe, notamment là où les lignes de fracture sont les plus fortes (Méditerranée) et où la peur des contrôles de la police des frontières entraîne la prise de gros risques.

« Le système Frontex, créé en 2003, est une équipe de gardes frontières de différents pays membres de l’Union agissant dans un Etat confronté à une pression migratoire particulière. Donc d’autres frontières s’établissent à distance, dans les pays de départ ou de transit : des pays riverains de l’Europe deviennent des Etats gardes frontières (par exemple le Maroc). Du coup ces Etats deviennent à leur tour des pays d’immigration, et mettent en place des politiques de containment à l’égard de leurs voisins du sud. D’autres formes d’enfermement apparaissent en amont dans les pays d’arrivée (zone d’attente des aéroports) ou en aval (centres de rétention).

« Les suicides concernent plutôt les désespérés, ceux qui ont échoué à passer et se retrouvent voués aux reconductions à la frontière dans les centres de rétention. L’Allemagne regroupe un grand nombre de ces centres.

« La présence de plusieurs cercles (par exemple sur le détroit de Gibraltar) fait apparaître la surutilisation de points de passage par différentes migrations, et une surveillance accrue de ce point de passage.

« Il va de soi que ces morts sont une illustration parmi d’autres des effets pervers des politiques répressives dont le coût, non seulement humain mais aussi financier, est très élevé pour une efficacité jamais vérifiée. Récemment, Eric Besson estimait à 12 000 euros le coût d’une reconduction à la frontière par personne.

« Les frontières sont à la fois physiques et de plus en plus abstraites, elles se déplacent à l’intérieur des Etats : pour les extracommunautaires le défaut de papiers constitue une frontière lourde de conséquences pour le travail et la mobilité. Une fois franchies les frontières juridiques, par régularisation, mariage, etc., une autre frontière perdure parfois, celle des discriminations. »

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Un migrant tente de s’évader en creusant un trou dans sa cellule avec une fourchette

14 octobre 2010 - La Voix du Nord - Alexis Constant

Un détenu iranien a été présenté, hier, en comparution immédiate pour une tentative d’évasion.

Condamné à deux ans ferme pour ses activités de passeurs, Samir Ali Hamadi a cru naïvement qu’il allait pouvoir se faire la belle. Depuis des semaines, à l’aide d’une fourchette, il creusait inlassablement le plafond de sa cellule. Inspiré, peut-être, par le film L’Évadé d’Alcatraz, Samir opérait avec méthode et obstination.

Après avoir descellé une trappe du faux plafond, il montait sur un tabouret et creusait avec sa fourchette, parfois un petit canif, voire l’équerre qui soutient le lavabo, dans le matériau friable du plafond.

Auparavant, il prenait soin de boucher l’oeilleton de la porte de sa cellule avec du papier. Il commençait son minutieux travail de sape, dès que la ronde était passée. La poussière était récupérée dans une corbeille.

Lorsqu’il avait bien creusé, il replaçait la trappe. Afin de ne pas attirer les soupçons, avec de la mousse à raser ou du dentifrice, il recréait l’effet d’enduit entourant la trappe. Un bon scénario de film. Mais Samir, bien qu’ayant « creusé un trou considérable », note la substitue du procureur, n’aurait pas pu aller bien loin. « Il ne savait pas qu’au-dessus de la partie friable, se trouve une dalle de béton », poursuit le parquet. Même avec une bonne fourchette... Samir a finalement été dénoncé, samedi, par ses codétenus, quatre Irakiens avec qui il ne s’entend pas du tout. Dans la cellule, il règne une atmosphère à couper au couteau.

Les Irakiens se plaignent de violences de la part de Samir. Il est craint par tous les détenus. Il fait la loi. À la barre, lui, dit que c’est le contraire.

Qu’ils se sont ligués contre lui. Quand on lui demande s’il reconnaît la tentative d’évasion, il se récrie : « Ce sont des mensonges. Ce sont eux qui ont creusé ». Mais le président rétorque : « Quel intérêt pour eux ? Ils sont libérables en novembre. Pourquoi chercher à s’évader ? Alors que vous, vous avez encore une longue peine à purger. Pourquoi auraient-ils dénoncé les faits s’ils cherchaient eux-mêmes à s’évader ? ».

La substitue demande une peine d’un an d’emprisonnement.

La défense est persuadée qu’il n’a pas creusé tout seul. « Puisqu’il était en conflit sévère avec les Irakiens, pourquoi ne pas l’avoir dénoncé tout de suite pour se venger ? Parce que peut-être qu’eux aussi ils ont creusé. Le trou ne s’est pas fait en un jour ! Et puis de toute façon, c’est bien naturel de vouloir s’évader quand on est enfermé dans une cage, hein ? » Elle demande la relaxe au bénéfice du doute.

Pour la tentative d’évasion et la dégradation de biens publics, le tribunal a condamné Samir Ali Hamadi à dix mois ferme. Il est retourné en détention.

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L’Assemblée nationale adopte le projet de loi sur l’immigration

14 octobre 2010 -

Les députés ont adopté hier en première lecture le projet de loi sur l’immigration. Le projet de loi a été adopté par 294 voix pour et 239 contre. Mais 47 voix de lamajorité ont manqué à Éric Besson, dont celles de plusieurs anciens ministres. ...

Élaboré par le ministre de l’Immigration Éric Besson, le texte a été renforcé après le discours de Grenoble de Nicolas Sarkozy sur la sécurité, prononcé le 30 juillet dernier.

Il étend la liste des motifs de déchéance de la nationalité « aux personnes condamnées pour meurtre » de personnes dépositaires de l’autorité publique, notamment les policiers, gendarmes, préfets et magistrats. Cette disposition s’applique également aux « violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner ».

Prévue par l’article 25 du code civil pour des personnes ayant acquis la nationalité française, la déchéance de nationalité était jusque-là réservée à des crimes portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation, comme l’espionnage, ou des faits de terrorisme. Par ailleurs, le projet de loi décline une série de mesures concernant l’immigration clandestine. Il ouvre notamment la possibilité de créer une zone d’attente pour « faire face aux afflux de migrants franchissant la frontière en dehors d’un point de passage frontalier ».

« Abus de droit »

Plusieurs dispositions concernent notamment les citoyens de l’Union européenne - et donc, implicitement, les Roms.

Un article définit comme un « abus de droit » la présence sur le territoire français « dans le but essentiel de bénéficier du système d’assistance sociale ».

Le texte doit désormais être examiné par le Sénat.

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Un migrant victime d’une agression mardi soir ?

14 octobre 2010 - Nord Littoral - A. V.

Selon des témoins qui ont assisté à la scène, une bagarre aurait eu lieu entre un jeune individu et des migrants sur une des rues perpendiculaires à la rue Royale, mardi soir, après le match France-Luxembourg sur TF1.
L’individu, un peu éméché était accompagné de quelques amis, qui auraient essayé de le retenir.
Hier, Jean-Claude Lenoir, vice-président de l’association Salam, n’en a pas eu vent.
Après l’affaire des skinheads, l’incendie de la tente au pont Mollien, ce serait la troisième agression contre un migrant. « Ce sont des faits entachés de racisme. Et il me semble qu’il y a plus de racisme envers les migrants noirs que les autres. Ils se cachent moins, essaient de continuer à vivre. Trois événements, cela fait beaucoup. Mais je ne pense pas que le Calaisien soit raciste dans sa fibre interne. Mais il faut quand même tirer la sonnette d’alarme », explique t-il.
Demain, à 19h30, l’association se réunit dans un local, rue de Moscou pour faire le point sur les récentes agressions envers les migrants. « On veut aussi dénoncer l’agressivité des policiers contre les migrants. Leur agressivité est banalisée. Si les policiers sont agressifs, comment voulez-vous que des individus lambdas ne le soient pas ? » La semaine dernière, trois skinheads ont été placés en détention provisoire pour agression raciste envers des migrants. Leur procès a été renvoyé au 12 novembre.
Dans la même semaine dernière, un Calaisien a brûlé la tente d’un autre migrant.

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La loi sur l’immigration expédiée à l’Assemblée

13 octobre 2010 - Libération - Catherine Coroller

Nationalité . Le texte, durci après la surenchère de l’été, a été voté après des débats réduits au minimum.

Pas de surprise ni de coup de théâtre. Les députés ont adopté, hier, en première lecture, à 294 voix contre 239, le projet de loi sur l’immigration, l’intégration et la nationalité. Avant le vote, Patrick Braouezec (GDR) avait tenu à faire une mise au point. « Je dénonce les conditions dans lesquelles se sont déroulés les débats », a-t-il proclamé. En cause, « un temps de parole pas assez important [trente heures, ndlr] pour un texte de près de 107 articles » et « une opposition obligée de se taire à partir de l’article 49 ». « Est-ce ainsi que peut s’exercer la démocratie, quand la moitié des articles est expédiée par une poignée de députés, sans l’opposition, et en à peine deux heures ? » a-t-il conclu.

« Green card ». Au départ, ce texte visait à transcrire en droit français trois directives européennes. La première met en place une « carte bleue européenne » (équivalent de la green card américaine). La deuxième, dite directive « sanctions », vise « ceux qui exploitent l’immigration clandestine ». La troisième, dite « directive retour », ouvre « la possibilité » d’assortir une décision d’expulsion d’« une interdiction de retour » sur le territoire européen de trois à cinq ans. L’opposition et les défenseurs des droits de l’homme parlent de « bannissement ».

Mais ce texte a été considérablement musclé par Eric Besson après la surenchère sécuritaire de l’été. Plusieurs dispositions sont la mise ne musique du discours prononcé le 30 juillet par Nicolas Sarkozy à Grenoble. Ainsi, de la déchéance de la nationalité pour les Français naturalisés depuis moins de dix ans, condamnés pour meurtre sur des agents dépositaires de l’autorité publique. Ainsi encore des mesures visant implicitement les Roms, comme celle facilitant la reconduite à la frontière de ressortissants, européens ou non, pour vols répétés, mendicité agressive, ou encore en cas d’occupation illégale d’un terrain public ou privé.

Globalement, ce texte réduit les droits des étrangers. Une disposition prévoit par exemple la création de zones d’attente spéciales pour faire face à l’arrivée « d’un groupe d’au moins dix étrangers en dehors d’un point de passage frontalier en un même lieu ou sur un ensemble de lieux distants d’au plus 10 kilomètres ». Aujourd’hui, de telles zones existent dans les aéroports, les ports et les gares desservant l’international. Les étrangers qui y sont placés sont censés ne pas avoir pénétré en France, leurs droits s’en trouvent donc restreints.

Maladie. Autre disposition qui a suscité une levée de boucliers, y compris dans la majorité, celle limitant l’accès à un titre de séjour aux étrangers atteints d’une maladie grave et ne pouvant être soignés dans leur pays. Etienne Pinte (UMP) et Jean Dionis du Séjour (NC) s’y sont fermement opposés.

Vendredi, Etienne Pinte avait annoncé qu’il voterait contre ce texte. « Ce débat m’a inspiré deux réflexions, a-t-il expliqué. D’abord, Monsieur le ministre, j’ai été très surpris, hier, que vous vous offusquiez que je souhaite modifier la loi afin de l’humaniser. J’aurais souhaité que vous ayez fait preuve, dans l’examen de cette loi, d’un peu plus d’humanité. » Ensuite, « j’ai été choqué que notre rapporteur propose un amendement pour imposer le bracelet électronique à des "assignés à résidence" ayant de jeunes enfants », a-t-il poursuivi.

Fidèle à sa promesse, Etienne Pinte a voté, hier, contre le projet de loi, ainsi que 11 autres députés UMP, dont Nicole Ameline, François Goulard, Françoise Hostalier ou Pierre Méhaignerie. Mais 17 des 25 élus Nouveau Centre l’ont approuvé. Jean Dionis du Séjour, qui avait combattu le texte, s’est abstenu.

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De jeunes Afghans offrent un regard neuf sur leur pays

13 octobre 2010 - Nord Eclair

Un nouveau regard sur l’Afghanistan, celui de ses enfants : c’est ce qu’offre l’exposition « Graine de paix : un autre regard sur l’Afghanistan » qui se tient jusqu’au 27 octobre à la Maison natale de Charles de Gaulle.

Ils n’ont connu que la guerre dans leur pays, l’Afghanistan. De jeunes Afghans de 7 à 18 ans se sont inspiré des images du photographe Reza pour peindre leur pays. Avec ces 33 toiles, ils lui offrent un nouveau regard, un regard d’espoir, un regard d’enfant.
L’idée est venue d’une rencontre entre l’ambassadeur de France en Afghanistan et l’association Aschiana qui accueille des enfants de Kaboul. Le projet séduit Françoise Hostalier, député et vice-présidente du groupe d’amitié France-Afghanistan, et se concrétise. Les militaires français en poste à Kaboul apportent une aide logistique. D’autres associations telles que l’Anfem (Association Nationale des Femmes de Militaires) et des institutions parmi lesquelles l’Unesco, l’Ambassade de France à Kaboul, l’Ambassade d’Afghanistan à Paris, les ministères de la Défense, des Affaires étrangères et de l’Éducation nationale se joignent au projet.

Chacune des 33 toiles est une oeuvre collective sur laquelle plusieurs jeunes accueillis au centre d’Aschiana ont pu exercer leurs talents auprès d’artistes confirmés. w
LOUISE TESSE (correspondante locale)
Jusqu’au 27 octobre, Maison natale de Charles de Gaulle, 9 rue Princesse. Du mercredi au dimanche de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h.

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Huit mois ferme pour avoir incendié une tente d’un migrant

12 octobre 2010 - La Voix du Nord

Rue Mollien, une bagarre a éclaté jeudi dernier. La police interpelle un Afghan aux prises avec deux Français. ...

Le migrant s’explique : il a surpris ces deux personnes sortant de sa tente. Tente qui s’est ensuite embrasée.

Au commissariat, Grégory Dalibon, 30 ans, sans profession, déclare : « Vous n’allez pas me casser les c... pour une tente d’immigré et même s’il avait été dedans, c’était pareil ! » Il continue sur ce ton et ne laisse aucun doute sur le caractère raciste de l’agression.

Présenté devant le tribunal hier, il a depuis changé de comportement. « Je sais que j’ai mal agi, que je n’aurais pas dû commettre cet acte mais j’ai agi sous l’influence de l’alcool. » Aux questions de la présidente qui lui demande de s’expliquer sur les faits, il déclare : « Il y a quelques semaines, une jeune femme s’est plainte d’une agression sexuelle commise par un Afghan. Je l’ai amenée à l’hôpital et elle a déposé plainte. Son agresseur a été relaxé... J’avais prévu d’organiser une battue pour le retrouver mais ils se ressemblent tous. Je peux vous dire que ça ne se passe pas comme cela dans le 93 où je réside de temps à autre. On les traite autrement. » Et il pensait que c’était la tente de l’Afghan impliqué dans l’autre affaire. « C’était une manière de venger cette jeune femme victime d’une véritable agression. »
Pour le procureur, il s’agit d’un acte intolérable, d’une vengeance, d’une manière de faire justice soi-même qui ne correspond pas au droit. Le tribunal condamne l’incendiaire à 8 mois de prison ferme et ordonne son maintien en détention.

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Les larmes des "méchants skinheads" à la barre du tribunal

9 octobre 2010 - La Voix du Nord - Laurent Renault

Quatre jeunes comparaissaient hier après-midi devant le tribunal de Boulogne pour répondre de violences volontaires racistes envers des migrants. Ces fameux « skinheads » d’une vingtaine d’années seront finalement jugés le 12 novembre. À l’annonce de leur mise en détention provisoire, trois d’entre eux n’ont pu retenir leurs larmes.

Ils sont neuf, en tout, à avoir été interpellés et entendus dans le cadre d’agressions contre des migrants au mois de septembre. Si cinq mineurs seront convoqués prochainement devant le juge des enfants, quatre jeunes adultes répondaient hier de violences volontaires avec arme. Menaces à distance avec une barre de fer, un couteau, emploi d’une bombe lacrymogène, jet de cailloux... À plusieurs reprises, la petite bande s’en est prise à des « sales noirs », des « sales négros ». Ils n’avaient pas « besoin d’eux en France ! »

Un des trois migrants blessés (aucun jour d’interruption de travail) s’était constitué partie civile et était présent, juste derrière ses agresseurs ayant reconnu les faits. C’est tout penaud qu’ils ont demandé un report d’audience à tour de rôle. Et le ciel est littéralement tombé sur leur tête lorsque le procureur Sabatier a motivé le placement en détention pour trois d’entre eux. « Skinhead... C’est un bien grand mot pour vous définir car vous ne connaissez pas grand chose à cette mouvance, cette idéologie. En revanche, il y a une véritable hostilité manifeste contre les étrangers... » Jason Rougemont (une mention au casier), de Calais, Christopher Foubet (trois mentions), de Blériot et Rémi Longavesne (Les Attaques) ont été placés en détention provisoire dans l’attente de leur jugement le 12 novembre. À cette annonce, les trois jeunes se tiennent le peu de cheveux qu’il leur reste.

Des larmes coulent. Les propos du procureur se confirment : ce n’est pas trop l’attitude de skinheads méchants qu’ils voulaient se donner malgré les treillis, le bombers et les crânes rasés.

Le quatrième, originaire de Fiennes, a été placé sous contrôle judiciaire. Il doit, avant le 12 novembre, trouver du travail ou une formation (pas à Calais), ne pas sortir après 22 h et ne pas rencontrer les victimes. Les quatre se sont confondus en excuses. « C’est mal ce que l’on a fait, on n’aurait jamais dû, c’est nul... » Des excuses qu’ils devront réitérer dans un mois.

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Trois skinheads placés en détention provisoire jusqu’au 12 novembre

9 octobre 2010 - Nord Littoral - Brigitte Gourret

Ils sont quatre garçons, tous très jeunes majeurs, à être présentés hier, en comparution immédiate, âgés de 18 à 22 ans, tandis que leurs comparses mineurs défilent devant le juge des enfants dans le même temps.

Certes, ils n’ont pas beaucoup de cheveux sur le caillou, et semblent réciter à leurs conseils respectifs ce qu’on leur a fait ingurgiter, tous revendiquant faire partie de la mouvance skinhead.
À Calais, depuis le 1er août 2010, et jusqu’à leur interpellation, en début de semaine, ils ont violenté à l’aide de barres de fer, de couteaux, de pierres, de gaz lacrymogènes... des hommes de nationalités afghane et soudanaise. Au-delà, il y a ces propos tenus sur la voie publique, à caractère raciste : « Sale noir, négro, on n’a pas besoin de toi en France... ».

Un meneur, deux suiveurs et un petit nouveau

Originaires respectivement des Attaques, de Fiennes, de Blériot, et enfin de Calais, Rémi est perçu comme « le meneur », celui qui ne regrette pas, et si c’était à refaire, il irait dans le même sens... Il est par ailleurs plus jeune de la bande. Derrière lui, Christopher et Jason. Pour finir, le parfait suiveur en la personne de Yann, influençable, « adhérent » au groupe depuis trois semaines seulement comme pour se donner une personnalité depuis sa rencontre avec eux lors des vacances d’été, au camping de Blériot.
Deux d’entre eux n’ont pas de casier judiciaire. Christopher compte déjà trois mentions à son casier, lui pour qui le juge de l’application des peines demande la révocation d’un précédent sursis, lui qui se trouve en état de récidive légale par rapport aux faits de violences. Jason a lui été condamné le 20 mai 2010 pour des faits de dégradations.
Côté victime, un seul homme, de race noire, est présent, assisté d’une interprète. Il n’est pas rassuré, compte tenu des regards qui lui sont lancés, mais n’hésite pas, courageux, à se constituer partie civile, alors que l’ensemble des comparses sollicitent un délai pour préparer leur défense.

Menottes aux poignets et larmes aux yeux

Alors, détention provisoire ou contrôle judiciaire ? Le vice-procureur prend la parole : « On a ici des auditions, des perquisitions et des prévenus qui se sont rendus coupables des faits reprochés, même si le tout est laissé à l’appréciation de la juridiction. Ils se disent adhérents de la mouvance skin, une idéologie que l’un des quatre transporte, alors que les trois autres ne connaissent même pas la portée, ni le sens des termes utilisés. Ils sont hostiles à tout ce qui est étranger. Les laisser libres, ça veut dire des représailles, de la haine, des pressions virulentes, de la vindicte, de la vendetta... ». Il requiert la détention provisoire pour les trois plus impliqués et un contrôle judiciaire pour le petit dernier de la troupe.
En défense, Maîtres Robert et Sagniez plaident « la jeunesse de leurs clients, ce sentiment d’impunité qui est tombé en garde à vue... et enfin, cette volonté désormais de casser le groupe et d’en éradiquer les effets néfastes... mais pas en prison ».
A l’issue de l’audience, la victime est repartie, protégée par la police, couchée dans un véhicule... Quant aux trois prévenus les plus impliqués dans ces agressions, ils partent en détention provisoire, dans trois centres de détention différents, menottes aux poignets et larmes aux yeux... Le dernier est lui placé sous contrôle judiciaire. Il repart avec ses parents... la leçon devrait être comprise.
L’affaire est renvoyée au vendredi 12 novembre 2010.

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Trois individus en garde à vue pour avoir agressé des migrants

7 octobre 2010 - La Voix du Nord

La police a été informée ces dernières semaines que des migrants étaient victimes d’agressions ...

réitérées par un groupe de jeunes individus fréquentant le centre-ville de Calais.

Actes racistes ?

Cinq témoignages (dont trois plaintes) de ressortissants soudanais ont confirmé ces violences, visant systématiquement des migrants d’origine africaine et commises en soirée ou en pleine nuit. Le procureur de la République de Boulogne-sur-Mer a ouvert une enquête préliminaire sur ces faits.

Condamnant sévèrement ces actes à caractère raciste, le préfet du Pas-de-Calais a appelé les forces de l’ordre à réagir avec la plus grande diligence contre ces agressions inadmissibles. Le préfet se félicite que trois des agresseurs présumés, qui appartiennent à la mouvance skinhead de Calais selon lui, ont été interpellés à leur domicile hier matin et placés en garde à vue. D’autres interpellations sont prévues. Les migrants, blessés, ont notamment été caillassés.

L’enquête se poursuit sous la conduite du parquet de Boulogne-sur-Mer. Par cette opération, le préfet du Pas-de-Calais tient à montrer que les migrants, même s’ils sont en situation irrégulière, même s’ils sont sans cesse interpellés, bénéficient de toute l’attention des autorités.

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Moins d’étrangers placés en rétention dans la région

7 octobre 2010 - La Voix du Nord - Laurent Decotte

Moins de migrants présents, moins de migrants interpellés. Telle est l’équation avancée par les autorités. En effet, d’après le rapport 2009 de la CIMADE présenté hier, une très forte baisse du nombre de personnes retenues dans les centres de rétention de la région, à Coquelles et Lesquin, a été enregistrée l’an dernier. Et cette tendance semble se confirmer en 2010, surtout dans le Pas-de-Calais. ...

On est passé de 3 060 personnes retenues à Lesquin en 2008 à 1 941 en 2009. Entre le 1er janvier et le 30 septembre de cette année, 1 359 étrangers y ont été placés. À ce rythme, on atteindra 1 812 rétentions en 2010, ce qui est stable par rapport à l’an dernier.

À Coquelles, cette baisse entre 2008 et 2009 est moins forte (de 2 490 à 1 800), mais elle se poursuit voire s’accélère depuis le début de l’année.

Au 30 septembre, 988 personnes « seulement » étaient passées par Coquelles depuis le 1er janvier. Sur ce prorata, on ne dépassera pas 1 317 personnes retenues en 2010. Soit une chute par rapport à l’an dernier.

À la préfecture du Pas-de-Calais, on se félicite : « Cela correspond à la baisse globale du nombre de migrants dans le Calaisis. » Les conséquences de la fermeture de la « jungle » et de la pression policière contre les migrants. On sait que les Afghans auraient plutôt tendance à passer autrement en Angleterre que par Calais. Mais contrairement aux idées reçues, ils ne sont pas la nationalité la plus présente dans les centres de rétention de la région. Ni eux, ni les Algériens ou les Marocains.

Les Indiens, les plus nombreux en 2009

Jusqu’à l’an dernier, c’était les Indiens les plus nombreux à Coquelles et Lesquin. En 2008, ils représentaient respectivement 30 et 40 % des personnes retenues. En 2009, un peu moins. Mais depuis le début de l’année, leur part est devenue minime. Explication des autorités : les Belges ont démantelé les filières. En effet, les Indiens qui rêvaient d’Angleterre voire des États-Unis passaient par Bruxelles, puis transitaient par la France, notamment par Dunkerque.

Il est à noter que les centres de rétention de la région sont quasiment les seuls, en France, à enregistrer une telle baisse de leur « fréquentation ». Et pourtant, la police ne ménage pas ses efforts pour mettre la main sur des étrangers en situation irrégulière, relevait Jean-Marie Rausenberger, président régional de la CIMADE. Qui dénonçait hier matin en substance « la pression des chiffres » et les pressions policières sur les étrangers qui, déplore-t-il, en découlent.

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Ils agressaient des migrants : un groupe de skin-heads arrêté à Calais

6 octobre 2010 - Libélille - S. M.

D’après un communiqué reçu de la préfecture du Pas-de-Calais, des jeunes soupçonnés d’agresser des migrants soudanais à Calais ont été interpellés aujourd’hui. "Trois des agresseurs présumés appartiennent à la mouvance skin-head de Calais, un mineur et deux jeunes majeurs", précise-t-il. Le préfet "condamne sévèrement" les agressions, qu’il qualifie "d’actes à caractère raciste".

Cinq agressions ont été répertoriées, elles se passaient la nuit, dans des lieux isolés, près d’une station-service ou d’un parc. Un groupe de jeunes, "au crâne rasé", d’après les témoignages des victimes, s’en prenaient aux hommes seuls. Etaient systématiquement visés des migrants d’origine d’Afrique noire. La victime était rouée de coups, aspergée de gaz lacrymogène. Parfois, on lui jetait des pierres. Les cinq victimes présentaient des plaies importantes, et des ecchymoses. Seules trois ont accepté de porter plainte pour violences volontaires en réunion. Les personnes interpellées ont été placées en garde à vue dans les locaux de la direction départementale de la police aux frontières, à Coquelles. Elles se disent intéressées par le mouvement skin-head, indique-t-on à la préfecture.

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Trois skinheads interpellés suite à des agressions contre des migrants

6 octobre 2010 - Nord Eclair - AFP

Trois personnes ont été interpellées mercredi à la suite de violentes agressions à caractère raciste commises contre des migrants d’origine africaine à Calais.

Les trois agresseurs présumés -un mineur et deux jeunes majeurs- appartiennent à la mouvance skinhead de Calais et ont été placés en garde à vue dans les locaux de la direction départementale de la Police aux frontières de Calais, a indiqué la préfecture dans un communiqué.

Ces interpellations interviennent après le dépôt de cinq témoignages —dont trois plaintes— par des migrants soudanais. Ces derniers ont expliqué avoir été victimes ces dernières semaines d’agressions réitérées d’un groupe de jeunes individus fréquentant le centre-ville de Calais.

Ces violences viseraient « systématiquement des migrants d’origine africaine » et seraient « commises en soirée ou en pleine nuit », détaille la préfecture. Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Boulogne-sur-mer. Le préfet du Pas-de-Calais a « sévèrement condamné ces actes à caractère raciste ».

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A la une du journal du 7 octobre 2010

6 octobre 2010 - Nord Littoral

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Calais : trois individus auraient agressé des migrants

6 octobre 2010 - La Voix du Nord

La police a interpellé trois jeunes originaires du Calaisis qui seraient impliqués dans l’agression de migrants. Ils sont en garde à vue.

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UN warns of global refugee crisis

5 octobre 2010 - Al Jazeera and agencies

Refugees from never-ending conflict in Afghanistan and Somalia face systematic stigmatisation, says UNHCR chief.

Conflicts are leading to new era of near permanent refugee populations, the head of the United Nation’s refugee agency has said.

Antonio Guterres also said rich countries are only willing to take a fraction of those forced to flee by drawn-out warfare, especially in Afghanistan and Somalia.

"As a result of never-ending conflicts, we are witnessing the creation of a number of quasi-permanent, global refugee populations," Guterres said on Monday in a speech to the UNHCR’s governing executive committee.

Afghan refugees are spread across some 69 countries, he noted, adding that peace remains a distant hope in Somalia, where only 61 Somalis were able to return home last year.

"I do not believe there is any group of refugees as systematically undesired, stigmatised and discriminated against," Guterres said.

Resettlement demand

Guterres called on developed countries to do more to address the huge demand for resettlement. Of the 800,000 refugees who need somewhere to go annually, only one in 10 has a chance of finding a place.

"We need to increase international solidarity and burden sharing. A better understanding and recognition by the international community of the efforts of host countries is absolutely necessary," Guterres declared.

The UNHCR, which will celebrate its sixtieth birthday this December, was responsible for 15 million refugees in 2009, Guterres said. Fewer returned voluntarily to their home country than in previous years.

More than half are fleeing conflict, and most of them are living in developing countries. Many Afghan refugees live in camps in Pakistan and Iran, while Iraqis have fled mainly to Syria and Jordan.

Guterres underlined the "extraordinary generosity" of Iran and Pakistan.

Far smaller numbers of refugees are accepted for resettlement in the European Union member states, North America and Australia.

Even when they manage to arrive in countries further afield, people fleeing conflict zones often face considerable barriers to gaining refugee status.

Stuck in a bureaucratic limbo, many brave homelessness, surviving on the streets of countries such as Greece and France as governments turn a blind eye.

Nearly 100 Afghan asylum seekers broke out of a detention centre near Darwin, in Australia, in September to highlight their treatment in by Australian immigration services.

They held up bed sheets reading "We are homeless" and "Show us mercy", the Sydney Morning Herald reported.

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