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Archives du mois de 01 2011

Mouvement de grogne : les CRS du nord ne verbalisent plus les automobilistes

31 janvier 2011 - Le Parisien - AFP

Les CRS du nord de la France refusaient lundi de verbaliser les automobilistes et limitaient les interpellations, dans le cadre du mouvement national de protestation contre les projets de fermeture de compagnies, a-t-on appris de source syndicale.
Les cinq compagnies mobiles de la zone de défense nord (Nord/Pas-de-Calais et Picardie), soit environ 700 fonctionnaires, qui n’ont théoriquement pas le droit de grève, ont entamé ce qu’ils appellent une "action de prévention" à l’appel de leurs syndicats, a indiqué à l’AFP Thierry Cauchy, représentant adjoint régional d’Unité police SGP.
Concrètement, les unités mobiles font de "l’activité zéro", en dehors des compagnies autoroutières qui ne sont pas concernées.
"Les automobilistes sont arrêtés, on leur notifie leur infraction mais ils ne sont pas verbalisés. Même chose sur les mises à disposition : par exemple, dans la lutte contre l’immigration clandestine à Calais, on ne procède à aucune interpellation" pour le compte de la police aux frontières (PAF), a précisé Thierry Cauchy.
"Officiellement, aucun chiffre ne sort. Pour l’instant, le mouvement est bien suivi", a-t-il ajouté, soulignant que les opérations de sécurité et d’ordre public étaient en revanche assurées normalement.
Les CRS ont entamé ces derniers jours un mouvement de protestation inédit par son ampleur pour protester contre la fermeture "programmée" de deux compagnies à Lyon et à Marseille. Au total, les CRS comptent 14.000 hommes, dans 61 compagnies.
Pour Thierry Cauchy, les fermetures de compagnies envisagées relèvent d’une "vision comptable" de la sécurité.
"Ces dernières années on a perdu 1.300 personnes dans les CRS. Pour éviter les fermetures, on avait accepté de baisser les effectifs à 140 (agents) théoriques par compagnie. On est en train de brader la sécurité de notre pays", a-t-il estimé.

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À Norrent-Fontes, un vent de solidarité souffle en faveur d’un accueil digne des migrants

30 janvier 2011 - La Voix du Nord - Cécile Debachy

Sommé par le préfet du Pas-de-Calais, en décembre, de démanteler le camp de migrants installé sur sa commune, ...

Marc Boulnois, le maire de Norrent-Fontes, a choisi de ne pas céder. Hier, fin de l’échéance donnée par le préfet, l’édile, accompagné de dizaines d’élus et de citoyens de la région, a choisi de marcher symboliquement pour marquer son refus et évoquer un problème avant tout national et européen « qui dépasse largement les frontières politiques ».

Pari tenu et même gagné pour Marc Boulnois. S’il y a encore un mois, le jeune maire écolo de ce petit village situé près de Bruay- La Buissière se sentait bien seul face à la décision de Pierre de Bousquet de Florian, aujourd’hui il est à la tête d’un véritable front de solidarité, en sa faveur et celle d’un problème qui dépasse largement les petites frontières de son village.

Si le temps de l’indignation n’est pas encore passé, il a fait place hier à celui de l’unité. « C’est agréable de voir que l’on n’est pas seul ! »

Et l’édile a de quoi se réjouir. Car, après son appel lancé aux élus de la région sur la question de l’accueil des migrants par les communes (qui a déjà recueilli plus de 135 signatures), c’est d’une marche symbolique de sept kilomètres d’errance qu’il a pris la tête hier.

Un parcours identique à celui qu’empruntent les migrants à leur arrivée à la gare d’Isbergues, avant une étape par son village, point stratégique dans leur périple vers l’Angleterre. Derrière lui, cinq cents citoyens, militants associatifs et une trentaine d’élus locaux et régionaux de tous bords (PS, PC, Verts), pour dénoncer la politique « sécuritaire » instaurée par l’État contre les migrants, « dont les droits fondamentaux sur notre territoire et la dignité ne sont pas respectés ». Une situation qui doit se régler à l’échelle nationale et européenne. « Toute la région est particulièrement concernée. C’est un lieu de passage vers l’Angleterre. Nous refusons de voir mourir ces gens sur notre territoire », explique Damien Carême, maire de Grande-Synthe, cosignataire de l’appel.

« Inacceptable »

« Je suis indignée de voir qu’un maire hospitalier, qui ne souhaite tout simplement pas voir des gens dormir dehors dans sa commune, soit mis en demeure. C’est inacceptable ! », poursuit Majdouline Sbaï, vice-présidente du conseil régional.

Une solidarité inédite qui pourrait bien être le point de départ d’une grande concertation à l’échelle régionale, « le seul moyen detrouver des solutions concrètes et dignes ». Si l’élu est en attente d’une réponse du préfet, il est bien décidé à ne pas céder. « Regardez, c’est ubuesque ! Hier, on déclenchait de nouveau le plan grand froid dans le Pas-de-Calais. Les maires sont invités à mettre des salles à disposition pour les gens qui vivent dehors. Mais là, on me demande justement le contraire ! Ça montre qu’il y a encore beaucoup de choses à faire ! »

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Le « Délit de solidarité », la criminalisation de l’aide en France ?

27 janvier 2011 - Blog "Issues de secours" - Michaël Neuman

Le projet de loi sur l’immigration arrive au Sénat la semaine prochaine. Brice Hortefeux est venu défendre la position du gouvernement devant les sénateurs UMP, alors que la commission des lois a déjà modifié le texte.

Le projet de loi Besson sur l’immigration est examiné au Sénat la semaine prochaine. En commission des lois, les sénateurs sont déjà revenus sur le texte voté par l’Assemblée. Un texte dans la droite ligne du discours de Grenoble de Nicolas Sarkozy l’été dernier. A quelques jours du vote de la Haute assemblée, le ministre de l’Immigration Brice Hortefeux est venu ce mardi défendre et expliquer la position du gouvernement devant les sénateurs UMP.

Dans les grandes lignes, les sénateurs ont donné leur accord au texte en commission. Mais en apportant leurs modifications, modérant un peu le texte. L’une des mesures emblématiques porte sur la déchéance de la nationalité pour toute personne d’origine étrangère coupable de meurtre de policier, gendarme ou une personne dépositaire de l’autorité publique. Trop large pour sénateurs, qui ont réduit la disposition aux magistrats et représentants des forces de l’ordre. Autre point : les mariages « gris », définis comme « fondés sur une tromperie volontaire ». L’Assemblée les a punis de sept ans de prison et de 30.000 euros d’amende. La commission des lois du Sénat a voulu les inscrire « dans le cadre des textes et de l’échelle des peines en vigueur ».

Le Sénat est traditionnellement attaché à la défense des libertés publiques. Son président Gérard Larcher avait annoncé la couleur il y a quelques jours. A l’image du sénateur UMP Alain Gournac, « pas trop sécuritaire », les sénateurs font entendre leur voie, plus « nuancée ». « C’est le rôle du Sénat », explique Bruno Sido, pour qui « il faut faire en sorte que la loi soit juste et humaine ». « Mais il faut que l’immigration soit régulée », précise le sénateur.

« On ne doit pas agir en fonction de tel ou tel leader politique »
Les positions divergent cependant. Philippe Marini fait partie « des gens rigoureux », comme il se définit. Comprendre plus ferme. « Je suis plus en harmonie avec l’Assemblée nationale qu’avec la commission des lois du Sénat », dit-il. « Il faut être intransigeant sur la régularité du séjour. Si on ne le fait pas, on alimente l’extrémisme », ajoute le rapporteur général UMP de la commission des finances. « On ne doit pas agir en fonction de tel ou tel leader politique », pense de son côté Roland du Luart, vice-président UMP du Sénat, alors que Marine Le Pen fait de l’ombre à la majorité. Il regrette les « réactions un peu à chaud ».

« Historiquement, il n’y a jamais eu moins d’homicides que l’année dernière », remarque Jean-Jacques Hyest, président de la commission des lois. « Mais il y a toujours un événement spectaculaire mis en avant ». S’il regrette l’inflation législative, il excuse le chef de l’Etat : « Il est extrêmement touché par ces fait divers. Il est horrifié ».

Sur le texte, Jean-Jacques Hyest soulève « un sujet de questionnement » : la réforme judiciaire de la procédure d’expulsion. Elle prévoyait de saisir le juge administratif avant le juge des libertés et de la détention. Soit l’inverse du dispositif actuel. Les sénateurs sont revenus sur ce point en commission par l’adoption d’un amendement… socialiste. Non sans satisfaire les associations de sans-papiers. Reste à voir si cette disposition sera conservée lors du vote en séance la semaine prochaine. Si les sénateurs UMP devraient être « favorables » à l’ensemble du texte, glisse leur président Gérard Longuet, il reste encore des points de discussion.

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Les « nuances » du Sénat sur le texte sur l’immigration

25 janvier 2011 - Public Sénat - François Vignal

Le projet de loi sur l’immigration arrive au Sénat la semaine prochaine. Brice Hortefeux est venu défendre la position du gouvernement devant les sénateurs UMP, alors que la commission des lois a déjà modifié le texte.

Le projet de loi Besson sur l’immigration est examiné au Sénat la semaine prochaine. En commission des lois, les sénateurs sont déjà revenus sur le texte voté par l’Assemblée. Un texte dans la droite ligne du discours de Grenoble de Nicolas Sarkozy l’été dernier. A quelques jours du vote de la Haute assemblée, le ministre de l’Immigration Brice Hortefeux est venu ce mardi défendre et expliquer la position du gouvernement devant les sénateurs UMP.

Dans les grandes lignes, les sénateurs ont donné leur accord au texte en commission. Mais en apportant leurs modifications, modérant un peu le texte. L’une des mesures emblématiques porte sur la déchéance de la nationalité pour toute personne d’origine étrangère coupable de meurtre de policier, gendarme ou une personne dépositaire de l’autorité publique. Trop large pour sénateurs, qui ont réduit la disposition aux magistrats et représentants des forces de l’ordre. Autre point : les mariages « gris », définis comme « fondés sur une tromperie volontaire ». L’Assemblée les a punis de sept ans de prison et de 30.000 euros d’amende. La commission des lois du Sénat a voulu les inscrire « dans le cadre des textes et de l’échelle des peines en vigueur ».

Le Sénat est traditionnellement attaché à la défense des libertés publiques. Son président Gérard Larcher avait annoncé la couleur il y a quelques jours. A l’image du sénateur UMP Alain Gournac, « pas trop sécuritaire », les sénateurs font entendre leur voie, plus « nuancée ». « C’est le rôle du Sénat », explique Bruno Sido, pour qui « il faut faire en sorte que la loi soit juste et humaine ». « Mais il faut que l’immigration soit régulée », précise le sénateur.

« On ne doit pas agir en fonction de tel ou tel leader politique »
Les positions divergent cependant. Philippe Marini fait partie « des gens rigoureux », comme il se définit. Comprendre plus ferme. « Je suis plus en harmonie avec l’Assemblée nationale qu’avec la commission des lois du Sénat », dit-il. « Il faut être intransigeant sur la régularité du séjour. Si on ne le fait pas, on alimente l’extrémisme », ajoute le rapporteur général UMP de la commission des finances. « On ne doit pas agir en fonction de tel ou tel leader politique », pense de son côté Roland du Luart, vice-président UMP du Sénat, alors que Marine Le Pen fait de l’ombre à la majorité. Il regrette les « réactions un peu à chaud ».

« Historiquement, il n’y a jamais eu moins d’homicides que l’année dernière », remarque Jean-Jacques Hyest, président de la commission des lois. « Mais il y a toujours un événement spectaculaire mis en avant ». S’il regrette l’inflation législative, il excuse le chef de l’Etat : « Il est extrêmement touché par ces fait divers. Il est horrifié ».

Sur le texte, Jean-Jacques Hyest soulève « un sujet de questionnement » : la réforme judiciaire de la procédure d’expulsion. Elle prévoyait de saisir le juge administratif avant le juge des libertés et de la détention. Soit l’inverse du dispositif actuel. Les sénateurs sont revenus sur ce point en commission par l’adoption d’un amendement… socialiste. Non sans satisfaire les associations de sans-papiers. Reste à voir si cette disposition sera conservée lors du vote en séance la semaine prochaine. Si les sénateurs UMP devraient être « favorables » à l’ensemble du texte, glisse leur président Gérard Longuet, il reste encore des points de discussion.

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Projet de loi Besson : « la stratégie du bouc émissaire »

19 janvier 2011 - Libélille - S. M.

MIGRANTS - Ce soir, le collectif régional contre la loi Besson organise la projection du film italien "Come un Uomo sulla Terra", récit sur le sort fait aux clandestins en Lybie, et un débat sur ce projet de loi, dont l’examen est prévu au Sénat à partir du 2 février. Pour informer du durcissement prévu de la législation à l’encontre des migrants et des sans-papiers. Julien Baudoin, membre du collectif, explique.

Quand avez-vous créé ce collectif contre la loi Besson ?

Fin mai 2010, à peu près un mois et demi après la présentation du pré-projet de loi en conseil des ministres. C’était une initiative du groupe anarchiste de Lille et environs. Nous regroupons une vingtaine de structures sur Lille, dont le Mrap, la Cimade, la Ligue des droits de l’Homme, le CSP59, et différents syndicats.

Que reprochez-vous à ce projet de loi ?
C’est la cinquième modification du code sur le droit d’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, avec des mesures qui veulent dire une perte de liberté et une restriction de leurs droits pour les sans-papiers. Par exemple, il veut créer des zones d’attente spéciales, pour ne pas voir se reproduire ce qui s’est passé en Corse, quand les juges avaient estimé que les clandestins transbahutés jusqu’au centre de rétention n’avaient pas eu le temps de préparer leur défense (123 Kurdes arrivés illégalement sur les plages corses en janvier 2009 avaient été ainsi libérés, ndlr). Un simple gymnase à côté du lieu de débarquement peut servir de zone d’attente, ce qui veut dire qu’il s’agit d’une zone internationale, et donc on peut considérer que les personnes ne sont pas entrées sur le territoire français, ce qui permet de les expulser plus facilement.

Quelles sont les autres grandes mesures qui vous inquiètent ?
C’est aussi l’inversion de l’ordre de passage devant les juges. Jusqu’à maintenant, le clandestin passait d’abord devant le juge des libertés et de la détention, qui vérifiait la légalité de l’arrestation et de la garde à vue, puis ensuite devant le juge du tribunal administratif pour juger des conditions de son séjour en France. Les juges des libertés et de la détention libéraient beaucoup de migrants. Désormais, le projet de loi prévoit que ceux-ci passeront d’abord devant le juge administratif. Nous craignons que beaucoup de gens vont être expulsés, avant même qu’on puisse juger de la légalité de leur détention.

Quelle est la stratégie du gouvernement, à votre avis ?
Nous trouvons que ce projet de loi veut faire de l’agitation sur le dos des sans-papiers, avec une stratégie du bouc émissaire pour masquer les problèmes politiques et économiques internes à la France. De plus, la conséquence pour ces populations, c’est qu’elles vont se cacher encore plus, qu’il va y avoir moins de demandes de régularisation, et qu’elles vont être encore plus à la merci d’employeurs sans scrupules.

Quelles sont les autres actions que vous organisez ?
Le projet de loi a déjà été adopté par l’Assemblée nationale le 12 octobre, il passe au Sénat à partir du 2 février. Le collectif régional organise une manifestation le samedi 29 janvier à Lille place de la République à 15h. D’autres collectifs régionaux, notamment à Lyon et à Montpellier, mettent également en place des actions.

Propos recueillis par S.M.

Ce soir, au cinéma l’Univers, 16, rue Danton à Lille. A partir de 19h30, débat à 20h, film à 21h30. Entrée libre.

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Le Sénat bloque la réforme de la procédure d’expulsion

19 janvier 2011 - Nouvelobs.com

La réforme contenue dans la loi Besson sur l’immigration prévoyait de faire passer le juge administratif avant le juge des libertés et de la détention. En revanche, la durée maximale de rétention reste fixée à 45 jours.

En commission, les sénateurs ont supprimé, mercredi 19 janvier, la réforme judiciaire de la procédure d’expulsion des sans-papiers. Cette réforme prévoyait d’inverser l’ordre des deux juges requis en faisant passer le juge administratif avant le juge des libertés et de la détention (JLD).

Cette modification avait été introduite par le projet de loi Besson sur l’immigration, adopté en octobre dernier en première lecture à l’Assemblée, au nom d’une plus grande "efficacité" dans l’éloignement des étrangers en situation irrégulière.
Selon le projet d’Eric Besson, le juge administratif devait être saisi en premier et juger de la légalité de la rétention. Il était prévu que le JLD n’intervienne qu’après un délai de cinq jours.

Revenir à la situation actuelle

Ce que proposent donc les sénateurs, à l’initiative des socialistes, c’est de revenir à la situation actuelle, à la satisfaction notamment des associations de défense des sans papiers.
Ainsi, un étranger en situation irrégulière passera toujours d’abord devant le juge des libertés et de la détention, qui examine la nécessité de la rétention au bout de 48 heures. Interviendra ensuite le juge administratif pour dire si l’arrêté de reconduite est légal ou non.
Une commission sur le cadre constitutionnel de l’immigration, présidée par Pierre Mazeaud, avait en 2008 conclu à "un enchevêtrement des compétences" aux "conséquences graves" qui aboutissaient à un taux d’exécution des éloignements très faible (environ 20%), proposant implicitement la réforme.

Durée maximale de rétention

Les sénateurs n’ont en revanche pas modifié la durée maximale de rétention administrative telle qu’elle a été votée à l’Assemblée et qui passe de 32 à 45 jours.
Sur proposition socialiste, ils ont aussi supprimé certaines dispositions visant à restreindre la possibilité, ouverte à des étrangers atteints de pathologies graves, de bénéficier de titres de séjour temporaires.
Ces modifications doivent encore être examinées en séance publique.

Directives européennes

"La commission a globalement donné son accord aux grandes orientations du projet de loi", a estimé François-Noël Buffet, rapporteur UMP du projet.
Le projet Besson, le cinquième sur l’immigration en sept ans, transpose dans le droit français trois directives européennes et prévoit l’extension de la déchéance de nationalité aux personnes naturalisées depuis moins de dix ans qui ont été condamnées pour meurtre ou violences contre une personne dépositaire de l’autorité publique.
Dans le droit fil du discours sécuritaire de Grenoble de Nicolas Sarkozy en juillet 2010, plusieurs mesures visant implicitement les Roms sont aussi été incluses dans le texte.

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Projet-débat autour du projet de loi Besson

17 janvier 2011 -

Le collectif Régional contre la Loi Besson vous invite à la soirée suivante :

Loi Besson : la xénophobie d’Etat ne passera pas ! projection-débat

Discussion autour du projet de loi Besson avec Emmanuelle Lequien (Syndicat des Avocats de France) et Armand Nwatsock (commission juridique du CSP59).

La loi Besson sera débattue au Sénat en février. Allongement de la rétention, création des zones d’attentes spéciales, etc. en font une nouvelle étape dans la stigmatisation et la répression des étranger-e-s. Nous débattrons de son contenu et des mobilisations qui se développent, dans la région comme ailleurs.

Discussion suivie du film "Come un Uomo sulla Terra" (Italie, 2008, 60’). Ecrit à la première personne, Come un Uomo sulla Terra évoque le sort des migrants africains de passage en Lybie. Sur la route des Africains de l’Est vers l’Europe, la Lybie a signé avec l’Europe, et notamment l’Italie, des accords visant à ralentir les flux migratoires et à réprimer durement les migrants.

MERCREDI 19 JANVIER à partir de 19h30 à L’Univers - 16 rue Danton - Lille M° Pte de Valenciennes

Entrée libre – tables d’information – buvette

19h30 ouverture - 20h discussion - 21h30 projection

Organisé par le Collectif régional contre la loi Besson

Manifestation - samedi 29/01 - 15h - Pl. de la République - Lille

PDF - 62.8 ko
Flyer de l’événement
pdf / 62.8 Ko

signataires du collectif :
Les Alternatifs, Cimade, CSP59, Collectif d’Aide aux Sans-Papiers d’Arras, CSUR, Les Flamands Roses, Fraternité Migrants
Angres, FSU 59/62, Gauche Alternative Lille, Gauche Unitaire Lille, GDALE-CGA,GRIAM, LDH Nord Pas-de-Calais, MJCF 59, MRAP
Nord Pas-de-Calais, NPA Lille, Parti de Gauche Lille Métropole, RESF 59-62, SALAM, SUD éducation 59/62, SUD étudiant-e Lille, Terre
d’Errance Norrent-Fontes, T’OP ! Théâtre de l’Opprimé, Turbulences Sociales, UL CNT Lille, Les Verts Nord Pas-de-Calais.

Grèce : 241 migrants recueillis en mer

16 janvier 2011 - Le Figaro - AFP

La police portuaire grecque annonce avoir recueilli aujourd’hui à l’aube 241 migrants dont le bateau en route vers l’Italie était en détresse, au large de l’île de Corfou, en mer Ionienne, et rechercher une vingtaine d’autres, signalés disparus par les rescapés.

Les recherches sont menées par gros temps dans une zone à 30 milles nautiques à l’ouest de Corfou, a précisé la police portuaire locale. Selon les rescapés, leurs compagnons sont tombés à l’eau alors que leur bateau passeur, long de 35m, prenait l’eau, victime d’avaries.

Les migrants, dont des femmes et enfants et qui se déclarent Afghans, ont été repérés entassés sur cette embarcation à l’issue de recherches lancées dans la nuit par un appel téléphonique de détresse auprès de la police de Corfou.

Le groupe a été transféré à bord d’un petit cargo, le Momentum, qui était attendu en milieu de journée à Corfou, où les autorités doivent dénombrer et identifier les passagers avant de statuer sur leur sort. La police doit aussi tenter d’identifier les passeurs parmi le groupe. Le bateau passeur, sur le port de départ duquel les autorités grecques enquêtent, a lui coulé peu après l’opération de sauvetage.

Face aux verrouillages croissants des frontières européennes, qui piègent notamment en Grèce des dizaines de milliers de migrants passés par la Turquie voisine, les trafiquants d’immigrés ne cessent de mettre au point de nouveaux itinéraires et modes de transport.

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« Que cessent les interpellations à l’heure des repas près de l’aire de distribution »

15 janvier 2011 - La Voix du Nord - L. R.

L’association Salam est remontée. « Nous ne voulons plus être complices des agissements de certaines forces de police ! »

En ligne de mire, des interpellations « musclées et inutiles » aux portes de l’aire de repas des migrants, rue de Moscou. « Il y a comme une espèce de "cessez-le-feu" au moment du repas que nous avons discuté lors des conseils des migrants. Depuis un mois, c’est de moins en moins respecté. » Et de citer divers exemples précis. « Mercredi soir, des CRS sont arrivés, sont montés sur le trottoir, ont interpellé un gars... soit. Mais une heure après, il était dehors. Pourquoi donner une telle image alors que, dans la majorité des cas, ça se passe bien ? Même chose devant le collège Jaurès, devant des élèves. Pourquoi jouer aux caïds ? », insiste Jean-Claude Lenoir. Le préfet Pierre de Bousquet avait déjà répondu à l’association ayant fait part de tels agissements. Et dans un courrier, il a expliqué « que le contrôle d’identité du 5 décembre était justifié car quatre migrants traversaient en dehors du passage piéton, ce qui justifiait un contrôle... » Ce qui renforce les bénévoles dans leur sentiment d’exagération dans les motifs d’interpellations.

Pour eux, depuis le démantèlement de la jungle, la considération humaine s’est améliorée : il y a moins de bagarres, moins de blessés, « et les 150-200 personnes se gèrent beaucoup plus facilement. Tout ce que l’on veut, c’est la paix lors des repas. Alors est-ce que c’est une décision nationale ? Ou seulement le fait de quelques policiers ? On voudrait savoir... » Salam s’est rapprochée d’Antoine Deguînes, avocat, pour s’assurer que toutes ces interpellations, ces agissements, se font dans le respect de la loi.

Natacha Bouchart, interrogée sur le sujet, rappelle qu’un accord a été signé et que les policiers n’interviennent pas dans l’aire de distribution à l’heure des repas. Pour le reste, c’est au préfet de fixer les règles.

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De un à sept ans de prison ferme pour les agresseurs du migrant

15 janvier 2011 - Nord Littoral - A. V.

C’est un verdict qui s’est voulu exemplaire. Hier, les six agresseurs de Kesete Sibhat ont été condamnés à des peines de prison ferme pour violences volontaires suivies de mutilation ou d’infirmité.

Mathieu Leveugle, le maître-chien a écopé de six ans de prison ferme ; Farid Nedjari, de sept ans de prison ferme ; Kevin Mascot de sept ans d’emprisonnement ; Terry Lapôtre et Romain Guilbert, de cinq ans de prison dont deux avec sursis ; et le mineur à l’époque des faits, a écopé de deux ans de prison dont un an avec sursis. A l’exception de ce dernier ils ont tous été placés sous mandat de dépôt. Les condamnations reflètent les réquisitions de l’avocate générale, en dehors du mandat de dépôt.

« La cour et les jurés ont marqué le coup »

« Mon client est en paix. On est arrivé au bout de l’histoire. Il n’en veut à personne et n’est pas animé par un sentiment de vengeance » , explique Me Charles Thomas.

Selon son avocat, l’avocate générale et les avocats de la défense ont repris unanimement le message d’apaisement qu’il a délivré tout au long du procès.

« C’est un homme complet, rempli de valeurs d’humanité. Je lui rends hommage », a -t-il précisé.

Du côté de la défense, les accusés sont ressortis « assommés ». « Certains avaient retrouvé la liberté, ils devront retourner en prison, c’est douloureux pour eux », déclare Me Caroline Matrat, avocate de Terry Lapôtre.

Ce n’était pas une tâche facile de défendre de tels accusés, qui risquaient au départ 30 ans de réclusion criminelle.

« La tentative de meurtre a été écartée pour tous, », explique Me Matrat, Ce qui explique des peines bien inférieures.

Au-delà des faits, c’est le procès d’une jeunesse en déroute qui a eu lieu cette semaine. « Leurs condamnations vont les responsabiliser. Ce sont des jeunes qui se sont laissés aller à l’alcool et à l’effet de groupe. Ces deux éléments ont annihilé toute réflexion », poursuit l’avocate de Terry Lapôtre, qui estime que les jurés et la présidente ont voulu marquer le coup.

La jeunesse des accusés, âgés maintenant de 21 à 27 ans, permet d’espérer qu’ils puissent encore modifier leur conduite. « J’ai vu certains grandir pendant l’instruction. Ils avaient des difficultés à s’exprimer et ont dû se mettre en perspective. » Elle fait d’ailleurs référence à son client, Terry Lapôtre. « Il a été très ému par le témoignage de Kesete Sibhat dans Nord Littoral. Qu’il fasse la démarche de s’intéresser à sa victime, c’est déjà le point de départ d’une réflexion. Je lui ai déconseillé de faire appel d’une condamnation juste, qui a pris en compte son évolution. »

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Arrêtés car ils traversaient hors d’un passage protégé...

15 janvier 2011 - Nord Littoral

Traverser en dehors du passage protégé est un délit ? Le saviez-vous ? Quatre migrants en ont fait les frais. Ils se sont fait arrêter et interpeller pour cette raison.

C’est ainsi que le préfet a répondu à l’association Salam qui l’a interpellé sur l’augmentation de la pression policière sur les migrants.

Hélène Duval, Jean-Pierre Leclercq, Marcel Copyans, Françoise Leclercq et Jean-Claude Lenoir. Tous ces bénévoles de Salam se sont réunis pour faire part de leur inquiétude. Inquiétude vis-à-vis de la pression policière qui se fait selon eux de plus en plus violente et répressive sur les migrants. « Les faits sont très graves, de plus en plus nombreux, répétés et de plus en plus agressifs. » Hier soir encore (NDLR : jeudi soir), « ils ont roulé comme des fous autour du lieu de distribution et fini par encercler un migrant seul juste à la sortie des bénévoles. Ils étaient une douzaine pour un seul homme qui a finalement été emmené à Coquelles, sans être interrogé. Il a été relâché ! » Les bénévoles ont tenté de s’interposer, ils se seraient fait vociférer dessus.

« Il y a d’autres lieux pour les arrêter que le lieu de distribution et les alentours du BCMO pendant le plan grand froid. On n’est pas crédible, on a l’impression d’amener les migrants dans une souricière ! C’est un jeu de cow-boy depuis quatre semaines alors que les interpellations musclées s’étaient calmées ».

Les bénévoles de Salam se sont indignés auprès du préfet du durcissement des interpellations, tout comme d’autres associations d’aide aux migrants. Le préfet a pris la peine de répondre à l’association calaisienne. « De l’enquête minutieuse auprès des services concernés à laquelle j’ai fait procéder, il ressort que : -des fonctionnaires des compagnies républicaines de sécurité ont procédé, le dimanche 5 décembre à 9 h 25 à l’intersection de la rue d’Ostende et de la rue de Moscou au contrôle d’identité de quatre migrants qui traversaient la chaussée en dehors du passage piétons (infraction contraventionnelle justifiant le contrôle de police) - ces quatre personnes, toutes majeures et respectivement de nationalité érythréenne, soudanaise, irakienne et iranienne, se sont révélées en infraction avec l’article L 621-1 du Ceseda, et ont donc été interpellées. Les fonctionnaires de police ont donc agi dans la légalité avec discernement et dans le respect des consignes qui leur sont données. » Ces propos font bondir les bénévoles. « On sait très bien que les migrants ne se mélangent pas entre nationalités et puis arrêter quelqu’un pour avoir traversé en dehors d’un passage piéton... Ce qui nous inquiète le plus, c’est que la lettre du préfet légitime les exactions des CRS."

« Pourquoi faire de la provocation inutile et des agressions ? », poursuivent les bénévoles qui s’interrogent : « Est-ce que nous devons continuer à amener les migrants dans cette "souricière" qu’est devenu le lieu de distribution. Même des femmes de ménage nettoyant le BCMO ont été prises à partie. Pour nous, ça devient difficile. » L’association a pris conseil auprès de l’avocat Antoine Deguines. « Si rien ne bouge, on va étudier un éventuel dépôt de plainte ou un recours auprès de la commission européenne des droits de l’homme. » Mais les bénévoles voudraient avant tout que les violences cessent et que le conseil des migrants ou des politiques prennent le relais pour contester ces méthodes. « Il faut du discernement et du respect. Ce n’est pas la répression qui va mettre fin au mouvement migratoire », rappelle Jean-Claude Lenoir.

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Démantelement de camps de migrants : « Personne dans les fossés »

14 janvier 2011 - Libé Lille -

SOCIETE - Le maire du village de Norrent-Fontes (Pas-de-Calais), Marc Boulnois, d’Europe Ecologie, tient tête au préfet. Il refuse de « faire disparaître » le campement d’une vingtaine de migrants érythréens près de l’aire d’autoroute. Il pense que ça ne sert à rien, et que c’est inhumain. Interview.

Alors que le préfet du Pas-de-Calais vous met en demeure de « faire disparaître » le campement de migrants de Norrent-Fontes avant le 29 janvier, vous refusez de le faire. Pourquoi ?

D’abord, la concertation est le premier niveau de réponse dans une République qui se respecte. Ensuite, ce n’est pas en supprimant le campement qu’on pourra l’arrêter. Il y a toujours eu du passage à Norrent-Fontes.

Vous l’avez rencontré lundi, comment ça s’est passé ?

Il veut toujours démanteler, et propose deux pistes : héberger les migrants -sans dire où-, les informer sur le retour volontaire, et la demande d’asile. Nous avons appris hier qu’il continue les arrestations. Nous sommes sceptiques, à la fois parce que ces réponses sont partielles (pourquoi ici et pas ailleurs ?), et qu’elles demandent du temps et de la concertation.

Qu’est-ce qui va se passer si vous refusez de démanteler ?

Le préfet peut prendre un arrêté pour constater que sa mise en demeure n’a pas été suivie d’effet, réquisitionner les moyens de la commune, et ses salariés. Et qu’est-ce qu’on va faire quand les gens vont dormir dans les champs, les fossés à Norrent-Fontes ? Quelle que soit sa nationalité, je ne veux voir personne dormir dans les fossés. La plupart sont des victimes, on devrait leur porter assistance. L’Etat devrait tout mettre en oeuvre pour les protéger. A plus forte raison quand il y a parmi eux des mineurs.

« Ça a commencé avant Sangatte »

Depuis quand voyez-vous les migrants à Norrent-Fontes ?

Ça a commencé avant Sangatte, pendant la guerre du Kosovo. Il y a d’abord eu des Kosovars, ensuite des Afghans, aujourd’hui des Erythréens. Nous sommes à côté de la dernière station service de l’A26 avant Calais, vers l’Angleterre. Le campement a été démantelé sept fois par les autorités. Ça n’a jamais résolu le problème.

Qui sont-ils, en ce moment ?

Il y a une vingtaine de migrants érythréens, dont des femmes. Depuis fin novembre, ils sont dans une salle, ouverte pour l’hiver, comme l’an dernier. Quand le beau temps reviendra, ils repartiront d’eux-mêmes rejoindre le campement fait de bric et de broc, de cabanes et de toile, pour être près de l’aire d’autoroute.

A part ça, que fait la mairie ?

On prête le local pour le vestiaire, on apporte de l’eau potable. Les communes environnantes s’occupent des douches, la communauté de commune ramasse les poubelles. Heureusement que les bénévoles sont là pour les soins, et pour le quotidien, y compris pour les informer sur leurs droits. Ce sont eux qui prennent en charge les frais du local d’hiver. L’Etat a octroyé 100.000 euros à la mairie de Calais pour prendre en charge les migrants l’hiver. Ici, rien. J’ai interpellé le préfet à ce sujet. Du coup, je pense que sa mise en demeure est une réponse du berger à la bergère.

Ça se passe comment avec les habitants ?

On vit des choses fortes. De la solidarité et du soutien, très majoritairement. Des jeunes ont organisé un tournoi de foot, il y a des repas. Les boulangers et les pâtissiers des environs donnent des gâteaux. Les Erythréens sont invités à la cérémonie des voeux, demain. A l’église, ils participent aux célébrations. Ça se passe bien parce que l’association Terre d’Errance fait le lien. Quand les migrants étaient livrés à eux-mêmes, qu’ils allaient prendre de l’eau au cimetière pour se laver derrière les arbustes, il y avait plus de suspicion. Je préfère un village apaisé qu’un village assiégé par la gendarmerie.

Recueilli par Haydée Sabéran

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Projection-concert du film de Sylvain George, "Qu’ils reposent en révolte"

10 janvier 2011 -

Dans le cadre de la 3è édition du festival "Un état du monde...et du
cinéma" qui aura lieu du 28 janvier au 6 février,
le Forum des images propose la projection exceptionnelle de l’essai
politique et poétique filmé Qu’ils reposent en révolte, de Sylvain
George, jeune auteur militant, accompagné sur scène en live par le
free-jazz d’Archie Shepp et de ses musiciens.

date : 4 février à 20h30

Qu’ils reposent en révolte (Des figures de guerre) de Sylvain George

France / doc. muet 2010 n&b 2h20 (DV Cam)

À la façon d’un ciné-tract alliant recherche formelle et engagement
militant, Sylvain George explore les politiques migratoires en Europe et
les mobilisations sociales. Ce film-essai poétique, politique et
expérimental, est accompagné en live par le saxophoniste de jazz
américain Archie Shepp.

Archie Shepp

Saxophoniste, figure de proue du free jazz, Archie Shepp débute grâce àdeux géants, Cecil Taylor et John Coltrane. Il continue encore
aujourd’hui à se produire aux quatre coins du monde et accompagne avec ses musiciens le film Qu’ils reposent en révolte de Sylvain George pour un ciné-concert.

Lien vers le site Internet du Forum des images

Les élèves du Cueep sensibilisent les Calaisiens au sort des migrants

6 janvier 2011 - Nord Littoral

Vingt-quatre étudiants en préparation aux concours des métiers du social au Cueep (centre universitaire économie d’éducation permanente de Calais) ont mis en place hier une journée de sensibilisation aux conditions de vie des migrants dans le Calaisis.

L’opération s’est tenue sur trois sites : le centre social Matisse, l’Alhambra et le centre social Espace Fort. « La journée s’organise autour d’un débat, de jeux pour les enfants et de dégustation de pâtisseries du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord », explique Dinah Gavel, qui prépare le concours d’éducatrice spécialisée : « Nous réalisons des pâtisseries que nous distribuerons à l’issue de la conférence.

Nous en apporterons également à Salam pour qu’elle les donne aux migrants lors de la distribution du repas du soir. » Les enfants du quartier du Beau-Marais (hier matin) et du Fort Nieulay (hier après-midi) ont profité d’une exposition mise en place par les étudiants. « L’association boulonnaise CDSI nous a également prêté des jeux de société, poursuit Kathy Hermilier. Il s’agit de jeux destinés aux enfants qui apprennent la solidarité, le partage, l’humanisme. » Des conférences, plutôt à destination des ados et des adultes, ont également eu lieu. Les étudiants du Cueep avaient, pour l’occasion, invité des bénévoles du Mrap de Dunkerque et de la Belle Étoile, de Calais.

Une collecte de dons a également eu lieu sur les trois sites.

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PS : Une bénévole de SALAM était présente l’après-midi pour l’animation du débat.

Cri d’alarme à Strasbourg

5 janvier 2011 - Dernières nouvelles d’Alsace - L. R.

L’accès aux soins des clandestins est menacé par la loi de finances 2011. A Strasbourg, plusieurs associations, notamment de médecins, tirent la sonnette d’alarme.

En cause, le paiement d’un ticket d’accès de 30 euros annuels pour bénéficier de l’aide médicale d’État -accès aux soins pour les étrangers à faibles ressources, en situation irrégulière depuis plus de trois mois. Malgré le rejet de ce dispositif par le Sénat, l’association Parole sans frontière (PSF), la Cimade et le collectif pour l’accueil des solliciteurs d’asiles à Strasbourg (CASAS) manifestent leur inquiétude, craignant un retard de prise en charge médicale et le risque de pandémies, notamment pour des maladies comme la tuberculose.

Des malades graves à la rue

« Au final, ce sont les associations qui payeront ce forfait de 30 euros, jusqu’au jour où elles n’en auront plus les moyens », s’indigne Françoise Poujoulet, déléguée régionale de la Cimade. « En remplaçant le mot « accès » par le terme « indisponibilité » en matière de traitement médical dans le pays d’origine, on barre en France l’accès aux soins des étrangers malades », s’offusque Pascale Adam, directrice du CASAS.

L’inefficacité de ce « droit de timbre », terme administratif officiel, pour bénéficier de l’AME, a été mise en avant par le copieux rapport conjoint -162 pages- de l’Inspection générale des finances et de l’Inspection des affaires sociales (*) qui vient d’être rendu public. En effet, selon les projections, l’économie envisagée -6 millions d’euros- serait engloutie par les dépenses supplémentaires -20 millions d’euros- de soins prodigués tardivement. Alors que par ailleurs, « des étrangers à la rue gravement malades, car souffrant de cancer ou de diabète », sont menacés. « Toucher aux droits légitimes des étrangers, c’est porter atteinte à nos droits », estiment Françoise Poujoulet, Pascale Adam, ainsi que le Dr Bertrand Piret, psychiatre et président de « Parole sans frontière ».

« Souffrances psychologiques »

Tous trois expriment les plus vives inquiétudes quand au projet de loi Besson, en cours d’examen au Sénat, et ses conséquences néfastes « sur les souffrances psychologiques » redoublées des demandeurs d’asile, qui ont déjà subi de fortes pressions dans leur pays d’origine, car leurs droits vont être rognés. Les effets néfastes de ce texte, s’il passe en l’état, sont concrets : « Augmentation des prix imposés par des passeurs professionnels » et surtout « taux de mortalité plus élevé » parmi les candidats à l’immigration.

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Migrants Le préfet demande la destruction du bidonville de Norrent-Fontes

4 janvier 2011 - 20 Minutes - Gabriel Thierry

Ce camp-là ne dérangeait pas le maire. Et pourtant, en bordure de l’A26 dans le Pas-de-Calais, le campement des migrants, à Norrent-Fontes, est en sursis depuis la fin décembre. Le préfet, Pierre de Bousquet, a envoyé une mise en demeure au maire, Marc Boulnois (Europe Ecologie – les Verts). Il lui demande, pour cause de trouble à l’ordre public, « de prendre toutes les mesures nécessaires pour faire disparaître le campement ». Désert pour le moment : les clandestins, une trentaine d’Érythréens, sont logés par temps de grand froid dans un bâtiment de la municipalité.
Quelques kilomètres plus loin, seuls les claquements des deux drapeaux du camp troublent le silence. Plusieurs chaussures dispersées, des bidons sur le flanc et deux latrines aménagées témoignent d’une vie sur place. Les cinq petites cabanes, assemblées de bric et de broc, sont entourées de champs boueux. « Des conditions gravement insalubres », note le préfet, dans son courrier. « C’est injuste, enrage Valérie, 43 ans, professeur des écoles dans le secteur. Les migrants ne dérangent personne. Pourtant, on les considère comme des objets, que l’on déplace ».

Flux de migrants intarissable

Au village, juste à côté de la dernière aire d’autoroute avant Calais, on s’est habitué depuis la crise du Kosovo au passage des clandestins. « Ils nous demandent parfois des habits, mais même ça, on n’a pas le droit de leur donner », s’attriste Jean-Pierre, un retraité. « Le maire préfère aider les migrants plutôt que les gens du village », persifle au contraire Ophélie, garde d’enfants.
Pas de quoi troubler Marc Boulnois, déterminé à « ne rien faire » malgré les menaces du préfet. « Si le démantèlement n’est pas pour ce mois-ci, ce sera pour le prochain, nous ne nous faisons aucune illusion », soupire Lily Boillet, la présidente de Terre d’Errance, association qui s’occupe des migrants. Passé le délai d’un mois, le préfet pourra, en effet, donner l’ordre de détruire le camp. Cette décision ne suffira pas à tarir le flux des migrants, selon les militants. « Au contraire, ça va rendre leurs conditions de vie encore plus pénibles », s’insurge l’un d’eux.

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Cinq migrants interpellés devant le BCMO

2 janvier 2011 - Nord Littoral

Selon Jean-Claude Lenoir, président de Salam, cinq migrants ont été interpellés par la police hier soir devant le BCMO. « Ils étaient sortis pour aller aux toilettes. Avec les autres bénévoles, on a entendu des gyrophares. C’était un camion de CRS. Ils ont embarqué cinq migrants africains. » Théoriquement, un accord existe entre le préfet, la police et la mairie pour qu’il n’y ait pas d’interpellation pendant les repas ou la nuit, au BCMO. « Je vais écrire au préfet et au maire pour leur dire que ce n’est pas respecté », précise Jean-Claude Lenoir.

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